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 Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin

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MessageSujet: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Ven 6 Juin - 23:01
















 ❝ Ooh, baby, baby, it's a Wild World ❞
It's hard to get by just upon a smile...




Je fixais l'écran de mon portable en souriant. Cela faisait un bon moment que je m'inquiétais pour ma chère amie Robin. Cette dernière avait été une de mes première rencontre à Beacon Hills et on s'était tout de suite bien entendu. Seulement pour une raison étrange, du jour au lendemain... Pouf ! plus rien ! Plus de nouvelle, pas une petit sms, pas de petit mot dans mon casier rien. Bien évidemment, j'avais tenté de savoir ce qu'il se passait, mais au final je m'étais dit que si elle avait des problèmes du genre, problèmes familliaux, elle avait peut-être envie qu'on la laisse tranquille un moment. Ce que je pouvais comprendre parfaitement.

Seulement les jours étaient vite devenus des semaines et presque un mois. Je voulais bien qu'elle veuille prendre du recul, mais partir aussi longtemps sans rien dire ! C'était quelque chose tout de même ! En plus on s'entend super bien elle et moi ! Encore si on s'était disputer j'aurais compris, mais là non ! Rien ! Du coup, ça m'embêtait pas mal et je commençais à m'inquiéter sérieusement pour elle, m'imaginant le pire. Alors j'avais recommencer à lui envoyer des sms et après quelques jours de "harcèlement", elle avait finit par me répondre. A mon plus grand soulagement, elle était encore en vie. Seulement elle n'allait pas aussi bien que ce que j'aurais bien voulu.

Il fallait dire aussi que si elle aurait été en parfaite santée et débordait de bonne humeur je n'aurais pas vraiment comprit pourquoi elle se serait renfermé ainsi. Enfin sa douleur n'étais que psychologique d'après ce que j'avais vru comprendre. Du coup je me faisais un devoir en temps qu'ami de lui remonter le moral. D'ailleurs j'étais plutôt doué pour ça. Ce n'était pas que je voulais me vanter, mais... C'était vrai ! La preuve ! J'avais bien réussit à la faire sourire grâce à quelques sms !

Seulement je sentais bien que la technologie ne serait pas suffisante pour me rendre ma Robin en bonne état. Sa faisait teeellement longtemps que l'on était était pas sortit ensemble ! Ne serait-ce que pour aller lancer des pierres dans le lac ! Il fallait que je la revoit, que je lui parle, la prenne dans mes bras et la rassure. Si elle avait coupé les ponts avec tous le monde, je voulais au moins qu'elle sahce qu'elle à toujours un ami sur qui elle peut compter.

Ne restant pas plus longtemps allongé dans mon lit, je me levai, m'habillais plus convenablement que ce que je l'étais et quittait la maison en criant à la famille que je m'absentais un p'tit moment. Ces derniers n'en avait sûrement pas grand chose à faire, mais au moins ils n'auraient pas à me chercher trop longtemps si ils avaient besoins de moi. Quoique je savais parfaitement que mon père et ma soeur l'auraient tout de suite sentis si je n'étais pas là. D'ailleurs s'était un peu flippant ce don parfois...

Bref, maintenant que j'étais dehors, je n'hésitais pas trente mille ans et pris la direction de la maison des Sexton. J'étais déjà venu chez Robin une fois ou deux. Enfin j'étais déjà venu devant chez elle tout du moins. On habitait dans le même quartier et pas si loin que ça l'un de l'autre donc ce n'était pas très compliqué à retenir. En quelques minutes à peine, je me retrouvais devant la maison de mon ami. Mais ce n'est qu'une fois devant la porte d'entrée que je commençais à douter. Devais-je frapper et attendre ? Ou bien.. Entrer directement ?

Dans le doute, je frappais à la porte et attendit, tout en tendant l'oreille pour tenter d'entendrele moindre son venant de l'intérieur. N'entendant rien, je frappais de nouveau à la porte. Je laissais les minutes s'écouler tranquillement, je n'étais pas très pressé et étais du genre patient donc attendre ne me dérangeais pas tant que ça. Enfin il ne fallait pas abuser non plus. A bout d'un certain temps, je frappais à la porte une énième fois, attendis une seconde et rentra directement.

A première vue il n'y avait personne dans la maison. Mais au lieu de faire comme ses imbéciles dans les films et de demander si il y avait quelqu'un, je restais silencieux pour tenter de capter le moindre bruit. Ce qui était plutôt pas mal avec ma condition de Guardian c'était que mon ouïe surdévellopé me permettait d'en entendre bien plus que n'importe qui. Ainsi, je savais que cette maison n'était pas vide, quelque part, il y avait une respiration et un coeur qui battait.




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Mar 10 Juin - 20:46

oh baby, it's a wild world

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


La nuit, les démons sortaient. L'obscurité ouvrant la voie aux cauchemars et aux crises de panique. Les ténèbres placardant son autorité sur ce visage terrifié. Celui rongeait par la culpabilité, par un effroi constant, perpétuel. Ce coeur crispait par la haute dose d'adrénaline qui se consumait. La victime unanime. La proie facile. Les yeux humidifiés. Perdue aux creux de ses rêves lancinés. Elle qui se saccageait, qui se déchirait, s’autodétruisait sans l'aide de personne. Terrifiée et seule. Seule contre tous le monde. Personne pour l'aider. Juste cette ado paumée face à cet aveu inavoué. Ses envies étaient baignés du sang de ceux qui l'avait éveillés chaque nuit. Leurs corps calcinés, leurs souffles vides, leurs poitrines avides. Les larmes s'écoulaient sur les joues empourprées de Robin, traçant sur sa peau des sillons de tristesse limpide, livide. Ce silence malsain tout autour d'elle. Elle était emprisonnée entre une réalité parallèle et ce monde qui s'étendait. Ses jambes pétrifiaient par la peur qui la cajolait. Tous ces visages se consolidaient dans son esprit, la rendant tremblante, vacillante. Seul son portable la sortait de sa stupeur. Mais ses membres étaient encore sous le choc, tout comme son âme égarée. Robin souffrait depuis une année à présent, depuis que les choses avaient changé. Elle qui se lamentait autrefois du peu qui lui arrivait. A présent, elle subissait pour se pêchés, pour son infortune. La nuit ,elle ne dormait plus, la journée, elle se cachait de cette lumière aveuglante à l’extérieur, elle fuyait tout contact par phobie. Phobie de déraper ,de perdre les pédales. Elle qui n'était plus maître de son corps, de ses gestes, elle était aveuglée par une force qui la brisait. Une aigreur dont elle ne connaissait ni le nom, ni le pouvoir. Mais cette identité guidait son quotidien ,ses journées où elle se cloîtrait du reste du monde. Cet adolescente naïve et futile qui passait la plupart de son temps à rester chez elle, alors qu'elle devrait être en cours. Elle paniquait mais elle ne pouvait rien faire face à sa situation, elle était juste... impuissante. Là seule chose qu'elle pouvait faire était d'oublier cet état instable, ces jours incontrôlables. Ce temps dont elle ne connaissait plus la notion. Ses pilules comme seul remède.  

Robin était recroquevillée dans sa chambre, sur son lit, les yeux clos, se répétant sans cesse que tous ça n'était pas réel. Elle s'enfermait dans son lot de bizarreries habituelles priant pour que tous ce bordel s’arrête. Ses hallucinations. Ces murmures. Tout. Elle devenait folle. Cette semaine s'était déroulée dans cette même hystérie. Les jours se fanaient et elle s'évadait. Ne sortant pas de son lieu de supplice, elle subissait cette marée déchaînée, les flots la maintenant sous l'eau. Son souffle se faisait court et elle agonisait à force d'efforts. Le bruit assourdissant de ces vagues la rendant sourde aux cris des échappés. La solitude la guidant dans la profondeur des abysses. Abandonnée. Puis soudainement une main. Un toquement. Celui de la porte d'entrée. L'adolescente se stoppait soudainement de respirer, son esprit embrumé par la curiosité. Elle courait à sa baie vitrée cherchant du regard qui était le fameux intrus. Sa discussion avec Cae lui revenant en mémoire. Oh non s'il vous plait tous sauf ça. Elle se mit à courir à l'étage, fermant sa porte, effaçant toute trace de présence tel qu'un verre plein ou des chaussures en bas des escaliers. Avant de se dissimuler dans son enfer, la porte s'ouvrant dans un grincement, elle se cachait. Pitié qu'il ne monte pas à l'étage. Robin était persuadée que c'était lui. Lui pour qui elle vouait certains sentiments qu'elle ne comprenait pas mais qu'elle devait tasser pour les étouffer. Leur amitié trop instable à cause de son éloignement. Non, aujourd’hui elle voulait être seule et en plus elle était pas présentable. Ses cheveux étaient ébouriffés dans un chignon brouillon, elle était à moitié dénudée, simplement vêtue d'une chemise et d'un boxer; Pas prête à l'affronter. La jeune fille restait cloîtrée là sans faire un bruit, persuadée que si ce dernier n'entendait rien il se barrerait. Elle avait tort. Ses médocs sur sa commande, elle les attrapait discrètement, renversant la moitié du pot dans sa main, fixant les pilules bleues avidement. Elle les foutait dans sa gorge sans hésitation attendant que son ami daigne de lui fausser compagnie.  




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Dim 22 Juin - 23:41
















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A ce que je pouvais entendre, il n'y avait qu'une seule personne dans cette maison. Dépassant l'entrée, je fis quelques pas pour analyser les lieux. Il n'y avait aucun indice qui pourrait laisser penser que quelqu'un est bien présent. Il n'y avait pas aucun objet qui trainait, même pas une paire de chaussure. Rien. Comme quoi, Robin ne voulait pas qu'on sache qu'elle était là. Sur ce point là, elle n'avait pas trop de chance d'avoir un ami aussi borné que moi. Même si le message que je n'étais pas le bienvenue ici était plutôt clair, j'étais bien décidé à ne pas l'écouter.

Bon, je n'allais pas rester planté là indéfiniment. Fermant les yeux, je me concentrais sur les battements de coeurs de Robin. Elle était à l'étage. Me laissant guider par le son, je ne tardais pas à arriver devant une porte, sans doute celle de la chambre de mon amie. J'inspirai profondément et posa ma main sur la poignée de porte. Sincèrement, j'hésitai à entrer, j'avais un peu peur de la réaction que pourrait avoir la jeune fille. Quoique... en soit je n'avais pas grand chose à craindre vu ma condition, mais je n'avais pas réellement envie de me battre avec mon amie.

Je relachai donc la poignée et posa ma main et ma tête contre la porte. A entendre le coeur de Robin battre aussi, il ne m'était pas compliqué de deviner qu'elle était terrifiée à l'idée que je puisse rentrer. Je soupirai donc longuement, j'étais venu pour rassurer Robin pas pour la terroriser. Seulement cette situation me semblait des plus délicates et j'avais vraiment peur de perdre mon amie. Elle avait besoins d'aide, je le savais, mais elle refusait de voir qui que ce soit et cela me faisait d'autant plus peur. Qu'avait-il pu bien lui arrivé pour qu'elle en arrive là... Rien que d'y penser j'en avait les larmes aux yeux et sérieusement... Je du me retenir de pleurer. Cela pouvait sembler pathétique, mais je suis le genre de personne qui se laisse rapidement submergé par ses sentiments. Je ravalai donc ma tristesse et brisa le silence d'une voix que je voulais calme et rassurante mais qui gardait tout de même une pointe de tristesse que je n'arrivais pas à dissimuler :

- Hey Robin... Je sais que tu es là. Désolé d'être aussi borné, mais je ne peux pas te laisser dans un état pareille toute seule. Je... Je ne vais pas entrer... Je peux comprendre que tu veuille ni me voir ni me parler mais... Je... Je ne veux juste pas que tu reste seule...

Sur ces mots, je me retournai et collai mon dos à la porte pour ensuite le laisser glisser tout du long de cette dernière jusqu'à me retrouver assis par terre. Levant la tête je regardai un instant le plafond avant qu'un petit sourire ne s'affiche sur mon visage. Cette situation me rapellais drôlement quelque chose. Je me mis donc à chanter :

- Je voudrais un bonhomme de neige...

Je vous accorde que mes talents de chanteur sont proche du non-être. C'était d'ailleurs pour cela que je n'avais chanter qu'une seule phrase, je n'étais même pas sûr de connaître la suite. Enfin... Robin la connaissait peut-être, après tout la Reine des Neiges était un super film ! Quoi ? J'ai pas le droit de regarder des Disneys de temps à autre ? Même si je suis un Gardian, j'ai une part d'humanité les amis ! Enfin, après ce petit interlude divertissant, j'en revînt rapidement à ma situation. Etant donné que je n'avais rien d'autre à faire que d'attendre, je me remis à parler.

- Désolé, je ne suis pas sûr de connaître la suite. Et je ne compte pas partir de sitôt Rob', si tu n'entend plus rien c'est sûrement que je me serais endormis... Je sais que tu as des problèmes et je sais aussi que t'enfermé rendra les choses encore pire. Ce n'est pas évident d'en parler aux autres et crois que je m'y connais pas mal dans le domaine. Mais crois moi, il n'y a rien de pire que tout garder pour soi. Enfin... Je ne veux pas te forcer à me parler non plus... Je veux juste que... Que... Tu ne fasse pas de bêtises...

Je marquais une pause. Je ne m'attendais pa sà ce que Robin me réponde et d'ailleurs je savais qu'elle ne me répondrais pas et sa me faisait mal rien que d'y penser. Pour evité de me laisser submergé par la tristesse, je fermai les yeux comme pour contenir mes larmes. Puis rajoutai d'une voix plus basse :

- Tout va bien aller Robin... Tout va s'arranger, je te le promet...




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Mar 24 Juin - 18:15

oh baby, it's a wild world

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La solitude la cloîtrait, tel que l'amertume des mots qu'elle n'osait prononcer. Sa panique, son anxiété la dévorait. Robin avait perdu bien de ses traits depuis que tout avait dérapé. La jeune fille souriante avait disparu, son sourire fané depuis des années. Les ponts coupés, les amitiés effacées, rien de tout ce qu'elle avait convoité était arrivé. Mais il y a des personnes qui se rattachaient encore à son passé. Des étrangers familiers qui lui interdisaient de les oublier. L'adolescente pouvait toujours essayer, cependant ils s'y attachaient. Pourquoi ne pouvaient-ils juste pas faire comme les autres? C'est à dire avancer sans se retourner. Les liens s'étaient brisés, les mots n'avaient plus lieu d'être. La raison? La jeune femme avait trop blessé les gens qu'elle aimait. Elle les avait détruit avec son silence, avec son indifférence. Toutes ses précautions avaient eu pour but de les protéger. De les protéger d'elle même et de ce monstre qui la bouffait de l'intérieur. Pour éviter de leur faire du mal, elle les avait exclu de son quotidien. Mais lui, il persistait. Il était sans doute la personne auquel Robin tenait le plus, c'est pour cela qu'elle était terrifiée à l'idée de le blesser et sa peur la rongeait. Caetano. Elle savait à quelle point il était têtu, et elle savait autre chose : qu'elle tenait plus à lui qu'elle ne le devrait. Alors que ce dernier montait le long des escaliers, les marches grinçantes sous ces pas, l'appréhension de Robin ne faisait qu’accroître.

Mais son coeur explosa, au moment même où un bruit creux retentit contre la porte. Il n'était pas parti... Robin se replia un peu plus sur elle même, posant ses mains contre ses tympans. Dans sa tête, 3 mots résonnaient: s’il te plait...  Sa peur était fulgurante, son poux ne faisait qu'accélérer, son sang tapait dans ses veines. Pourquoi fallait-il qu'il rende tout compliqué. Elle le haïssait, elle le détestait au point de vouloir le taper. Mais non elle restait plantée là, fatiguée de cette lutte sans lendemain. "Hey Robin... Je sais que tu es là. Désolé d'être aussi borné, mais je ne peux pas te laisser dans un état pareille toute seule. Je... Je ne vais pas entrer... Je peux comprendre que tu veuille ni me voir ni me parler mais... Je... Je ne veux juste pas que tu reste seule... " Les larmes coulèrent seul sur ses joues rougies de cette mélancolie. Elle s'était cloîtrée dans la solitude, se persuadant d'être seule, mais elle... Elle ne l'était pas. Elle ne l'avait jamais été.  Alors pourquoi cela lui faisait autant de mal? Pourquoi ressentait-elle comme un pique dans sa poitrine en pensant à Cae? Elle entendait son hésitation , elle ressentait le chagrin de sa voix, et tout ce qu'elle était, tous son corps tremblait, car cette détresse elle l'a partagée. Et une envie la démangeait. Une seule et foutue envie. Ouvrir cette porte et le rejoindre de l'autre côté. Mais elle se le refusait. A cause de cette peur. A cause de ses doutes. A cause de ses regrets. A cause de ce sang sur ses mains. A cause de chaque erreur qui la consolait dans ses erreurs. A cause de son coeur qui explosait.

" Je voudrais un bonhomme de neige..."La jeune femme se mit à sourire bêtement. La reine des neiges, vraiment? Il n'avait pas changé. Toujours à rire même dans les situations les plus exiguës. C'était une des raisons pour laquelle la jeune femme avait craqué pour lui. Cette façon qu'il avait de toujours dénaturer la nature de ses sentiments. Sans s'en rendre compte, il était l'homme le plus cruel de cette maison. Elle se rapprochait de la porte doucement avec lenteur, ses genoux frottant le sol et elle se collait à cette barrière entre eux, à cette porte fermée. Son dos contre cette dernière. Les larmes coulaient encore , mais les cicatrises se renfermaient. Cette douleur s'asphyxiant.

" Désolé, je ne suis pas sûr de connaître la suite. Et je ne compte pas partir de sitôt Rob', si tu n'entend plus rien c'est sûrement que je me serais endormis... Je sais que tu as des problèmes et je sais aussi que t'enfermé rendra les choses encore pire. Ce n'est pas évident d'en parler aux autres et crois que je m'y connais pas mal dans le domaine. Mais crois moi, il n'y a rien de pire que tout garder pour soi. Enfin... Je ne veux pas te forcer à me parler non plus... Je veux juste que... Que... Tu ne fasse pas de bêtises..." Mais alors qu'il arrivait à lui remonter le moral, il lui rappelait cette situation précaire. Cette douceur qu'il tentait d'adopter ne la froissait qu'un peu plus et elle se muait dans ce silence facile. Robin n'avait jamais été une fille responsable, elle préférait se teinter derrière la pile de problèmes pour mieux passer dessus, mais aujourd'hui elle ne pouvait plus. Et bien sur ,qu'elle avait tenté de tout arrêter. Plusieurs fois même. Mais le destin s'acharnait."  Tout va bien aller Robin... Tout va s'arranger, je te le promet..." Il avait dit ça tellement doucement, que l'adolescente n'aurait pu ne pas l'entendre mais elle était à l’affût. Et son visage changea à la seconde même où ces quelques mots retentissaient dans le silence. Il venait de l'achever, de lui planter un poignard dans son coeur décharné. Et la souffrance s'accumulait dans ses yeux apeurés. Et elle ne pouvait plus supporter cette distance, cette limite qu'elle tentait de garder. Elle entrebâillait doucement la porte, pas assez pour qu'ils se rejoignent , mais juste pour glisser sa main dans l'encadrement. Et elle attrapait sa main dans la sienne, ses doigts enlaçant les siens. Elle avait besoin de ce contact léger pour se rassurer et elle se laissait tomber sur le sol, seul son regard en vue. Ses prunelles étaient incrustées de larmes, de cette tristesse profonde qu'elle ressentait. Et elle soupirait. "Ne promets pas des choses que tu ne peux pas tenir..."

 




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Ven 4 Juil - 20:49
















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Souvent les gens autours de moi disaient que j'étais un fainéant pas possible, partisant du moindre effort et qui préférait dormir plutôt que ce se préoccuper des autres. Je pense que cette journée leur prouvait à quel point ils avaient tort. Si je dormaient souvent c'était pas ennuis. Quand quelque chose ne m'intéresse pas, je ne vois pas l'intérêt de faire des efforts. Mais si il s'agissait de venir en aide à mes amis, à ma famille, là je peux vous assurer que je sais me montrer réactif et ferai tout pour parvenir à mes fins.

C'était d'ailleurs sûrement ce qu'avait compris Robin. En effet, si il se passa quelques secondes de silence, je n'eus pas le temps de m'endormir que je sentis la porte s'ouvrir doucement. Seulement Robin ne l'ouvrir pas entièrement. Elle laissa juste l'espace qu'il lui fallait pour glisser sa main et attraper la mienne. Dans cet entrebaîllement, je ne pouvais voir que le regard triste et fatigué d emon amie et je plongeai volontier mes yeux bleus dans son regard sombre.

"Ne promets pas des choses que tu ne peux pas tenir..."

Lui addressant un petit sourire en coin, je ne pouvais m'empêcher d'être content qu'elle me parle. Ne serait-ce qu'un peu. Moi ? Ne pas tenir mes promesses ? Euhm... Je ne pense pas pouvoir dire que c'est totalement faux malheureusement... Mais on ne peut pas dire que j'ai fait beaucoup de promesses dans ma vie. Quoique si, j'ai fait pleins de promesse à Helià avec Joaquim quand on était petit et on ne les a quasiment... Jamais tenu ? Oui mais c'est Helià en même temps ! Elle nous faisait faire des promesses pas possible... Genre "Vous me promettez de rester bien sage à la maison ce soir hein ?". Ce qui en général voulait dire "Je vais me battre contre des vilains poilus qui risquent fortement de me faire la peau ou je vais m'éclater dans un endroit pas très catholique avec pleins de gens, d'alcool et de drogues... Donc vous ne venez pas, je n'ai pas envie que vous soyez abimé. Et si vous ne respectez pas mes paroles, je vous fait la peau !". De toutes façons même si on ne transgressait pas ses règles Helià trouvait toujours un motif pour nous tirer les oreilles...

- En y réfléchissant bien... Je crois que je n'ai pas tenu beaucoup de promesse dans ma vie...

Ouais... Du coup, autant être honnête dès le début. Mais j'étais plutôt sûr que je n'aurais pas trop de mal à tenir cette promesse. Pourquoi ? J'ai comme envie de vous répondre... Je vous en pose des question moi ? Ah bah oui... Je viens d'en poser une... Enfin ! Là je sentais bien que je pouvais faire en sorte que tout aille bien pour Robin et puis... J'étais plutôt du genre optimiste donc j'étais persuader que tous finirai par s'arranger d'une manière ou d'une autre.

- Je peux au moins te promettre que tous ira bien tant que je serais là. A moins qu'un ninja sauvage ne rentre par la fenêtre de ta chambre et tente de t'attaquer... Quoique, même dans se cas je ne pense pas avoir trop de mal à lui faire regretter d'être venu. Par contre pour ta fenêtre, je ne pourrais rien... Sauf si tu la laisse ouverte bien sûr. Comme ça le ninja n'aura pas besoins de la briser.

Je vous l'accorde, pour une situation qui était sensé être triste et dramatique, je venais de sortir quelque chose d'assez improbable. Mais méfiez-vous... Les ninjas sont partout... Tapis dans l'ombre ils attendent patiemment le moment où ils pourront passer à l'attaque. Oui... J'ai beaucoup d'imagination. A force de dormir on finit par croire que certains de nos rêves ne sont pas loin de la réalité.




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Ven 18 Juil - 23:38

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"Ne promets pas des choses que tu ne peux pas tenir..."


Ces mots résonnaient dans ce silence véhiculant, alors qu'elle se permettait de l'observer du coin de l’œil, les larmes brûlant ses rétines de leurs acidités. Tous ce qu'elle avait accumulé, toutes ces tentatives désespérées de se séparer de lui, de ces conneries, toutes ces choses qui faisait de lui ce qu'il était. Chacun trait qu'elle appréciait chez lui, il venait de fracasser tous ses foutus efforts, les balayant simplement d'un coup de main. Il lui mentait, elle le savait. Pendant des années, elle avait supporté chacune de ces sautes d'humeurs, chaque infime détail qui faisait de lui un insupportable chronique. Mais pourtant, son coeur se serrait à l'idée qu'il s'en aille. Cette sensation de sécurité alors qu'il plongeait son regard océan dans ses yeux foncés. Alors que ses joues s'empourpraient d'un teint rosé. C'est comme si ce dernier arrivait à l’anesthésier de toute cette douleur, de cette ancre qui la retenait vers le fond, endormant son hôte de multiples façons. Mais ce danger était omniprésent et Robin ne pouvait se permettre trop de proximité envers ce dernier malgré ses envies.

- En y réfléchissant bien... Je crois que je n'ai pas tenu beaucoup de promesse dans ma vie...

Elle le regardait divaguer ,happé par la mélancolie du passé. Comme si ces souvenirs lui rappelaient que ces mots le contredisaient. Et elle resserrait ses doigts contre les siens, pas vraiment pour le rassurer mais pour se rassurer elle même. Que tous cela n'était pas un simple rêve. Que cette vision n'était pas le fruit de son imagination. Mais non, il semblait bien réel, bien présent à la soutenir contre un mal qui lui était inconnu. Si seulement il savait... S'il savait que cette fille qu'il connaissait était morte depuis des années à présent. Les deuils rongeant les parties de son âme peu à peu se délectant de ce souffle de vie qui la maintenait debout après chaque épreuves.

- Je peux au moins te promettre que tous ira bien tant que je serais là. A moins qu'un ninja sauvage ne rentre par la fenêtre de ta chambre et tente de t'attaquer... Quoique, même dans se cas je ne pense pas avoir trop de mal à lui faire regretter d'être venu. Par contre pour ta fenêtre, je ne pourrais rien... Sauf si tu la laisse ouverte bien sûr. Comme ça le ninja n'aura pas besoins de la briser.

Avait-il vraiment dit ça? Vraiment? Bien sur qu'il l'avait dit, y avait que lui pour sortir de telle connerie. Que lui pour la faire sourire dans des situations improbables. Un ninja ,qu'est qu'il fallait pas entendre! Robin glissait sa main sur ses joues, essuyant les larmes qui s'écoulaient, riant doucement, et profitant de sa main de libre pour lui donner un coup gentillet dans le bras. "Tu sais que t'es un idiot? " Puis elle tentait de rigoler un peu, le taquinant quelque peu. "Et si un éclat de verre me touche à la gorge et que je meurs, hein comment tu fais là? " Ok c'était glauque, mais elle a donné tous ce qu'elle avait, vu dans l'état dans lequel elle était. Elle en avait oublié cet humour qui la caractérisait autrefois, cette façon de rire de tout et de rien. Robin n'était plus joviale, Robin était juste un fantôme même du passé. Purement et simplement...
 




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Mar 29 Juil - 23:02
















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En voyant Robin se mettre à rire à mes imbécilitée, je ne pu m'empêcher de sourire bêtement. Je préférai largement la voir ainsi qu'en train de se morfondre sur son sort en refusant tout contact. Je ne savais pas si elle réalisai à quel point elle faisait encore plus de mal à son entourage en se comportant ainsi plutôt que d'aller les voir pour leur parler. Je savais que ce n'étais pas évident de s'ouvrir, j'avais eu un mal fou à aller voir ma soeur après l'avoir vu tuer deux hommes. Robin me sorti de mes pensées sombres qui commençait à m'envahir en me donnant un petite coup de poing dans l'épaule ce qui me fit plus rire qu'autre chose.

"Tu sais que t'es un idiot? "

Sachant parfaitement que ce pique était amical, je répondis en souriant bêtement et en hochant la tête. Oui, j'étais un idiot, mais apparemment c'était la meilleure façons de rendre le sourire à ceux que j'aimais. Puis, plus les années passaient plus je remarquais que je devenais plutôt douée pour faire l'idiot et faire rire les autres. Je crois d'ailleurs que rien ne me faisait plus plaisir que de voir mon entourage sourire. J'avais vu bien trop de fois ma grand-soeur prendre cet air trop sérieux ou mon petit-frère cet air rebelle qui les caractérisait. Au moins lorsque l'on riait, il n'y avait à cacher. On était heureux et on le montrait. Quoi de plus sincèrent qu'un rire ou un sourire ?

"Et si un éclat de verre me touche à la gorge et que je meurs, hein comment tu fais là? "

Mon sourire disparut pour afficher un être surpris. Mais d'où sortait-elle une idée pareille ? Bon... D'accord, avec mon histoire de ninja je n'était pas mieux ! Mais tout de même, c'était inquiétant comme suposition. Souhaitait-elle vraiment mourir ? Pourquoi toujours voir le côté négatif des choses ? Si Helià m'avait bien forcé à apprendre quelque chose, c'était que le monde n'était pas tout blanc, mais pas tout noir non plus. Il nous arrivait à tous des malheurs, mais dans tout cela on pouvait toujours trouver une part de bonheur. Toujours. Et je ne dis pas seulement ça en temps qu'adolescent qui ne veux pas penser au pire... Hey dude ! J'en suis à ma quatrième vie ! Tu crois vraiment que je ne sais pas ce que c'est que de vivre ?

Enfin, vu l'état de Robin, il n'était peut-être pas très prudent de s'énervé après elle. J'haussai donc les épaules d'un air indifférent. Puis un petit sourire s'afficha sur mon visage. Je n'avais pas envie que notre conversation redevienne à pleurer. Je voulais rester rassurant, puis pourquoi abandonner mes idioties si elles remontent le moral ?

- Dans ce cas là, je te prend dans mes bras et t'emmène à l'hôpital. Quoique... Je risquerais d'arriver trop tard alors le mieux c'est qu'on aille voir...

J'arrêtais ma phrase là... Que lui dire ensuite ? En fait j'allais lui raconter que je l'emmènerai chez Derek, qui était le seul Alpha de la ville que je connaissais, pour qu'il la transforme en louve et la sauve grâce à leur régénération accelérée. Si je possédais moi aussi ce don de guérison, je ne pouvais pas le transmettre. Et oui... On ne devait pas un Guardiaanpus comme on devenait un loup-garou !

- Mmmh... Non... Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée au final. Si ça devait vraiment arrivé, je te prendrai dans mes bras, te caresserai les cheveux et te chante une berceuse qui te dit que tout va bien aller, qu'il ne faut pas que tu pleures, que tout va bien, que le monde est beau...

Je marquais une nouvelle pose. Finalement cette conversation redevenais assez sombre. Mais je pense que l'on ne pouvait pas éviter cela. Après tout, ce n'était pas logique de faire la fête maintenant. Et je ne sais pas si ça m'aurait fait très plaisir que Robin restee enfermée aussi longtemps sans me parler et de la retrouver en super forme, toute souriante comme si il ne s'était rien passé. Passant ma main par la porte légèrement ouverte, d'un doigt, je repoussais une mèche qui barrait le visage de Robin. Je suis adressais ainsi un petit sourire rassurant avant de rajouter :

- Crois-moi Robin, malgré tout ce qui peut se passer, tout le mal que l'on peut te faire, que l'on peut me faire, il reste toujours des moments. Seulement ce n'est pas en restant enfermée que tu pourras les vivres. Et ce n'est pas en restant toute seule que tout va s'arranger. Si on pouvait régler tout nos problèmes tous seul... Alors pourquoi il y aurait autant d'humains sur terre ?

Je croyais vraiment ce que je racontais et ne disais pas cela juste pour faire plaisir à Robin. Sinon j'en avais un peu marre d'être ici. J'adressais donc un clin d'oeil à mon amie avec un sourire un peu plus malicieux :

- Hey... Ca te dit qu'on aille se promener un peu ? Juste histoire de prendre l'air ? Je n'aime pas rester enfermer très longtemps.

Ah ! Un autre défaut des puma-garous... On aimait très peu être enfermé, notre envie de liberté était trop forte. On avait besoins de sentir le vent sur notre visage. On avait besoins d'avoir de l'espace pour pouvoir courir comme on le veut, aller où on veut comme on veut !

- Promis, je te protégerai des ninjas sauvages et des bouts de verres volant vers ta gorge !




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Mar 2 Sep - 23:55

oh baby, it's a wild world

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

La vie pouvait être dure parfois, voir cruelle. Toutes ces instances à devoir sans cesse se relever seule, face aux épreuves du quotidien. Tous ces aléas, ces difficultés qui semblaient joncher les chemins indéfinis de chacun. Cette lutte constante dans une société véhiculante, mourir ou survivre. Se battre ou vivre. Abandonner ou se relever. Tant de questions sans réponses, auquel Robin flirtait. Des interrogations qui remuaient dans son crâne sans cesse, des interrogations qui la poussaient à se barricader derrière des barrières immobiles. Une seule prison, celle de son esprit torturé. Cette même prison cloisonnait par la faute de peurs justifiées. Peur de faire du mal, peur de se perdre dans le sang d'inconnu, peur de tuer. Une peur qui la frappait chaque jour, alors qu'elle fuyait, qu'elle s'échappait loin de l'effervescence du lycée. Elle qui avait été une adolescente parmi tant d'autres, souriante et ignorante, avait subi le temps environnant. Ce temps qui l'avait arraché à sa banalité, qui lui avait implanté des maux bien ancrés. Jamais elle n'oublierait pourquoi elle fuyait son passé, jamais elle ne commettrait les mêmes erreurs... Bien que c'est ce qu'elle faisait en ce moment même, en baissant sa garde ouvertement face à Caetano. Ce même ado qui semblait s'attacher à elle invariablement, celui qui refusait de la laisser partir aussi facilement, n'était autre que son meilleur ami, mais aussi celui qui causait un bordel variant dans le coeur de la jeune femme. Il était toute sa vulnérabilité et sa fragilité. Il serait sans aucun doute sa perte mais elle ne pouvait rien y faire. Il était déjà trop tard pour regretter ce qu'elle faisait.

Bien que couchée, le coeur malmenait par le rythme irrégulier de ses battements effrénés, la jeune femme trouvait le moyen de plomber l'humeur en moins d'une seconde, faisant une vanne plus que douteuse. Robin était autrefois douée dans ce domaine, mais à présent, c'était plutôt une tueuse de moral, et on pouvait pas vraiment lui en vouloir vu les heures accumulées à se lamenter. Elle était une source à ennuis insatiables. A croire qu'elle attirait les problèmes...Et Cae semblait surpris de la voir aussi ténébreuse. Elle qui autrefois souriait tellement. La jeune fille qu'il avait connu était bien loin d'elle qui se trouvait sous ces yeux. Pourtant, il tentait de lui remonter le moral tant bien que mal.

- Dans ce cas là, je te prend dans mes bras et t'emmène à l'hôpital. Quoique... Je risquerais d'arriver trop tard alors le mieux c'est qu'on aille voir...

Ce dernier marquait une pause, son regard se perdant vers le mur en face de lui et les songes semblant l'assiéger. La belle le fixait, curieuse de ce blanc, se demandant bien pourquoi il s'était soudainement arrêté. Aurait-il quelque chose à lui cacher? Robin fronçait les sourcils, comme captivée par cette question mais elle restait muette.

- Mmmh... Non... Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée au final. Si ça devait vraiment arrivé, je te prendrai dans mes bras, te caresserai les cheveux et te chante une berceuse qui te dit que tout va bien aller, qu'il ne faut pas que tu pleures, que tout va bien, que le monde est beau...

Cae était un piète moralisateur, et ces tentatives désespérés de la faire sourire semblait s'étioler, alors que ces mots se perdaient dans un silence angoissant. Ce genre de silence gênant ou personne n'ose parler. La blonde avait ce regard mélancolique alors qu'elle écoutait déblatérer sur la beauté de ce monde, auquel aujourd'hui elle s'échappait. Si seulement il savait la raison de son isolement, alors il se rendrait compte que ce monde n'avait rien de beau, au contraire... Cependant, le blond ne perdait pas espoir, alors qu'i glissait un doigt sur le beau visage de Robin, replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Cette dernière restait impassible, seules ses lèvres s'étiraient alors que son coeur s’abattait violemment dans sa cage thoracique.

- Crois-moi Robin, malgré tout ce qui peut se passer, tout le mal que l'on peut te faire, que l'on peut me faire, il reste toujours des moments. Seulement ce n'est pas en restant enfermée que tu pourras les vivres. Et ce n'est pas en restant toute seule que tout va s'arranger. Si on pouvait régler tout nos problèmes tous seul... Alors pourquoi il y aurait autant d'humains sur terre ?

Son sourire tentait de la réconforter alors qu'elle restait dans cet état décomposé, agonisant lentement. Robin n'était pas aussi forte qu'on pouvait le croire et elle savait pertinemment les risques qu'elle encourait à rester avec Cae. Elle tenait à lui bien plus qu'elle le voulait et c'était pour cela, qu'elle s'écartait de lui. Bien que pour cela, elle se plantait un coup de poignard dans le coeur, faisant preuve d'une incroyable contenance et d'une froideur glaciale. C'est pour cela que son visage se voilait, alors qu'une idée venait l'achever. Elle ne pouvait pas faire semblant, elle ne pouvait pas fuir éternellement. Cae était têtu bien plus qu'elle l'avait prévu et il n'y avait qu'un moyen pour le faire fuir, un moyen qu'elle avait trop longtemps refoulé à cause d'une peur que trop bien ancrée. Une peur d'un rejet. Pourtant c'était ce qu'elle escomptait;

- Hey... Ca te dit qu'on aille se promener un peu ? Juste histoire de prendre l'air ? Je n'aime pas rester enfermer très longtemps. Promis, je te protégerai des ninjas sauvages et des bouts de verres volant vers ta gorge !


Un sourire venait se loger sur la bouche acidulée de la jeune femme alors qu'elle se soulevait difficilement, glissant son bras sous sa hanche. Était-elle vraiment prête à faire ce qu'elle redoutait? Pas vraiment... Pourtant les choix s'amaigrissaient et le temps se perdait trop facilement. L'anxiété cloisonnait son souffle, la privant de toute respiration pendant quelques secondes, alors que ses muscles s'étiraient, que ses pensées s’entremêlaient, qu'elle se muait toujours dans ce silence environnant. Comment Cae pouvait être aussi exaspérant et mignon à la fois? Il fallait lui expliquer ça! Ne tardant plus, elle se soulevait se rapprochant de son ami et sans hésiter une seconde de plus, elle l'embrassait tendrement. Un baiser court et rapide. Un baiser qui l'avait anesthésié quelques secondes, la faisant oublier dans quel merde elle était. Un baiser qu'elle avait rêvé si longtemps... Mais pas dans de telles circonstances. Tout serait fini après. Il fuirait comme elle le voulait et enfin elle ne pourrait plus lui poser de problèmes car tout serait fini. Tout était déjà fini. Robin se reculant quelque peu virait au rouge tomate, la gêne la transperçant de toute part, alors que son coeur se serrait, qu'elle sacrifiait ses sentiments pour s'échapper. Elle était pitoyable tout en étant courageuse. Elle qui avait gardé tous ses ressentiments pour elle, se livrait enfin mais pour une autre raison. Elle se reculait violemment à présent, jouant à la perfection une comédie qu'elle ne se savait pas capable.

"Désolé! Je n'aurais pas du..."



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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Jeu 4 Sep - 22:07
















 ❝ Ooh, baby, baby, it's a Wild World ❞
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J'attendais ma réponse avec une certaine impatience, mais au fond, j'étais presque sûr que Robin ne me répondrai pas positivement. Ou qu'elle ne me répondrait pas du tout. Depuis le début de notre conversation, elle évitait de répondre à la plupart de mes questions. Ce qui était assez gênant, mais je devais faire avec. D'ailleurs il en fallait bien plus pour me décourager. Je pense que Robin avait finit par comprendre avec le temps et c'était sans doute pour cette raison que j'étais assis là à lui tenir la main en lui adressant ce petit sourire encourageant.

Je ne savais pas si il s'agissait d'une réponse, mais Robin se rapporcha de moi. Elle rapporchait même dangereusement sa tête de la mienne. Je savais qu'elles étaient ses intentions en se rapprochant ainsi, seulement il fallait croire que mon cerveau n'arrivait pas à traiter cette information. J'aurais pu bouger si je voulais l'évité, mais il fallait croire que tous mes muscles m'avaient lâchés... A part mon coeur qui battait à tout rompre. Les lèvres de Robin se posèrent alors délicatement sur les miennes. Presque aussi vite qu'elle était arrivée, mon amie se recula, le visage rouge en disant :

"Désolé! Je n'aurais pas du..."

Et merde. Qu'est ce que je pouvais dire de plus ? Je sentais que mes joues prenaient elles aussi une teinte rosée alors que je me forçais à fixer le mur en face de moi. Ce que je suis bête. J'en ai marre de toujours prendre conscience trop tard de ce qui se passe autour de moi. Pourtant c'était clair non ? Pfff... C'était possible de se haïr autant que ce que je faisais en ce moment ? J'en doutait fortement. Me mordant la lèvre inférieur, je réfléchissais à ce que je pourrait bien faire maintenant. Je pouvais bien me lever et partir sans un mot de plus. Seulement je ne voulais pas abandonner Robin. Pas maintenant. Elle avait besoins de moi. Non. J'avais besoin d'elle. Et il m'avait fallu tout de temps pour comprendre ça...

- Ne t'excuse pas... C'est moi qui suis désolé d'être aussi... Imbécile.

Sur ses belles paroles, je me levai. Alors là, j'entends toutes les demoiselles en train de crier "Haaan ! Nan ! Le conn*rd ! Il ne va pas la planté là après ce qu'il vient de ce passer !". Mais calmez vous très chères, je n'ai jamais dit que je partais. Au contraire levai pour ouvrir davantage la porte d ela chambre de Robin. Mon intention n'étais pas d'y rentré, mais j'avais besoin d'un peu de place. Je me penchais alors vers Robin pour passer un de ses bras par dessus mon épaule pendant que je glissais une main sous ses genoux. Je soulevais alors la demoiselle du sol. Elle était étonnement légère et je ne dis pas ça seulement parce que j'ai une force surhumaine ! Par rapport aux autres filles qui j'avais pu porter... Enfin a par Abbygail je ne voyais pas trop qui j'avais déjà porté en faites... Robin était tout de même très légère. Soit c'était ça constitution qui la rendait si peu lourde, sinon cela n'était pas un très bon signe.

Enfin, j'avais mieux à penser que le poids de mon amie. Je adressais un petit sourire amusé et me dirigeai vers les escaliers. Je lui avais bien promis une sortie non ? Bon, ce ne serait sans doute pas LA sortie du siècle, mais j'en avai tun peu marre de rester à l'intérieur. C'était sans doute encore une de ces pulsions de Gardiaapus qui me donnait envie de prendre l'air en permanance.

- Je prend donc ce baiser pour un "oui".

Tout en lui adressant un petit clin d'oeil, j'ouvris la porte d'entrée avec mon coude pour sortir et la refermer derrière moi. Notre destination ? Je n'y avait pas vraiment réfléchit, mais maintenant que l'on était dehors, j'avais une petite idée en tête. Marchant d'un pas tranquille, je faisais en sorte d'éviter les rues où il pourrait y avoir trop de monde. Je me doutais bien que Robin n'avait pas très envie d'attirer les regard sur elle.

Maintenant que l'on était sorti, j'avais l'impression que toute la tristesse que j'avais accumulé tout à l'heure s'était envolée. Je me sentais incroyablement léger et ne pouvait m'empêcher de sourire bêtement en pensant que j'étais de nouveau avec Robin. Elle avait bien changer depuis que l'on s'était connu, certes. Seulement elle restait Robin. Elle n'étais plus aussi joyeuse et amusante qu'avant, mais ce n'était uniquement pour ça que je l'aimais. Je l'aimais, parce qu'elle était elle !

Après quelques minutes de marches, nous arrivâmes enfin à destination. A savoir, l'orée de la forêt. Je reposais Robin au sol, mais en gardant sa main dans la mienne tout en lui adressant un énième sourire. Je ne savais pas si j'avais eut raison de la sortir ainsi, seulement ça me faisait tellement de bien de la voir dehors avec moi.

- Désolé, je ne t'ai pas vraiment laisser le choix en fait. Si tu veux, je te rapporte chez toi immédiatement. Sinon on peut marcher un peu et... Prendre l'air... Ou si tu ne veux pas marcher je peux continuer de te porter.

Je restais un petit moment devant Robin à ne rien dire. Mais c'était plus fort que moi, je la pris dans ma bras pour la serrer contre moi tandis que mon coeur cognait comme un fou dans ma poitrine. A présent, si il y avait une raison qui pourrait me faire pleurer c'était celle qui ne me faisait regretter de ne pas avoir comprit avant et de ne pas avoir été là au bon moment pour Robin. Je finis par rendre sa liberté à mon amie, sans doute avec quelques rougeurs aux joues et en glissant ma main dans mes cheveux pour les remettre en place.

- Je... Désolé... Je crois que je suis un peu impulsif aujourd'hui...





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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Mar 9 Sep - 22:43

oh baby, it's a wild world

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

Robin flirtait avec danger et maladresse, s'immolant dans une détresse incompréhensible pour fuir tous ce qu'elle ressentait. Et cela lui faisait atrocement mal, cela la rendait encore plus instable qu'elle le pensait. Son coeur était tétanisé dans sa cage thoracique, compressait par l'anxiété d'un geste si déplacé, un geste qu'elle avait trop longtemps repoussé par peur d'être rejetée. Mais à présent, toute cette peur s'anesthésiait alors qu'elle osait sans hésitation pour justement escompter ce qu'elle avait rejeté depuis tant d'années. C'était plutôt ironique en soit... Et ce contact doux qu'elle créait entre lui et elle, un baiser parsemé de tellement de sous entendus, révélateur de tous ce qu'elle éprouvait, elle ne le regrettait absolument pas. Non bien que ses joues se teintaient de rougeurs défaites, et qu'elle se confondait en excuses, ce court instant alors que leurs lèvres se retrouvaient, elle l'avait apprécié. Peut être était ce égoïste de sa part? Peut être était-ce que le fait d'avoir enfin osé? Peut-être n'aurait-elle pas du? Vu la réaction de Caetano, sans aucun doute, elle aurait du s'abstenir mais non... Elle ne voulait plus faire semblant, plus rester frigide, juste exprimer pour une fois toute cette colère contre elle, cette tristesse qui la hantait par rapport à tous ce qu'elle vivait, juste se confier à quelqu'un. Et connaissant l'espèce en voie de disparition qui se trouvait face à elle, elle pouvait le faire enfin si ce dernier ne fuyait pas. Lui qui justement s'échappait à chaque fois que les choses se compliquaient au fond tous deux se ressemblaient bien plus qu'ils ne le pensaient. La preuve, le blond bien que gêné détournait son regard face au mur devant lui, ces joues rouges. Robin le fixait sans oser, stupéfaite de ce qu'elle venait de faire, mais également surprise de sa réaction.

- Ne t'excuse pas... C'est moi qui suis désolé d'être aussi... Imbécile.


La blonde le fixait incertaine alors qu'il se levait face à elle. Alors c'était tout. Il s'excusait puis il partait, la laissant au plus mal. Pour la première fois, Robin hésitait, se rendant compte que ce qu'elle venait de faire risquait de lui faire perdre le seul ami qui lui restait. Et ce sentiment d'euphorie et de satisfaction se voilait en une certaine mélancolie. Comment ferait-elle sans lui? Comment réagirait-elle face à une telle solitude? Voilà qu'à présent les questions venaient l’assommer, alors que le risque qu'elle avait concédé la brisait plus bas que terre. Puis le jeune homme ouvrait la porte qui maintenait la distance entre eux deux, laissant l'adolescente sans voix. Que faisait-il ? Fronçant les sourcils, Robin se laissait faire, alors qu'il glissait son bras derrière son épaule avant d'attraper ses genoux pour la soulever telle une princesse. La blonde ne put s’empêcher de sourire bêtement en voyant son ami se comportait de la sorte. Qu'est ce qu'il prévoyait de faire? Cae était une source improbable de ressources et c'est ce qui plaisait à Robin depuis la première fois qu'ils s'étaient rencontré. Ce dernier descendait les escaliers, alors que celle ci ne bougeait pas juste captive d'une surprise imminente, oubliant également sa tenue. Loin d'être âpreté pour sortir dans la rue avec sa chemise trop longue, son boxer et ses cheveux emmêlés.

- Je prend donc ce baiser pour un "oui".

Le rouge reprenait sa place sur la peau de la jeune fille alors que Cae lui faisait un clin d’œil, la laissant honteuse dans sa tenue inappropriée. Puis il ouvrait la porte de son domicile avant de le renfermer et de sortir sous les lumières du quartier résidentiel. La blonde laissait sa tête pendre alors qu'elle scrutait les horizons plus libre que jamais, s'amusant depuis des années.   Ce changement ne lui faisant que du bien. Elle se sentait simplement légère, vidée de tous ses ennuis, comme si jamais elle n'avait été hantée par cet esprit désabusé qui la bouffait au quotidien. Oui pour une fois, elle se sentait simplement heureuse. pour une fois, elle avait le droit à ce bonheur éphémère qui la terrifiait. Elle en avait besoin de cette trêve dans son quotidien ténébreux, pour revivre quelques minutes, pour respirer de nouveau sans se sentir oppressée de ses lamentations succinctes, de ses remords acerbes. Ne fixant plus la route, Robin scrutait le ciel sans but précis , laissant ses songes se perdre entre les étoiles parsemés, profitant de cet instant privilégié pour rêver. Petite, ces constellations étaient pour elle chaque personne qu'elle avait perdu, des âmes qui s'étaient éveillées à travers les lumières de ce monde voilé. Elle était jeune et naïve, pourtant cette pensée lui revenait en mémoire, alors qu'elle songeait à sa mère doucement. Cette mère qu'elle aurait du plus protéger, mais elle était encore gamine, quand tous cela c'était passé. Trop naïve pour comprendre... A présent, tous avait changé. Tous était différent. La blonde s'interdisait de penser à cette culpabilité culminante alors qu'ils arrivaient enfin à destination. Cae déposait Robin au sol, ne lâchant pas pour autant sa main, laissant le sourire intact sur les lèvres de celle ci.

- Désolé, je ne t'ai pas vraiment laisser le choix en fait. Si tu veux, je te rapporte chez toi immédiatement. Sinon on peut marcher un peu et... Prendre l'air... Ou si tu ne veux pas marcher je peux continuer de te porter.

Robin se retournait vers lui, restant muette, bien que son visage radieux donnait déjà une réponse visible. Elle serrait ses doigts contre les siens, profitant juste de l'obscurité pour profiter. "Tu aurais pu sans doute me laisser me changer, car j'ai l'impression d'être un peu exhibitionniste là " dit -elle en riant avant de reprendre. "J'aime bien l'idée d'être une princesse toute la soirée mais je crois que je vais marcher, cela fait longtemps que je me suis pas dégourdie les jambes " Son sourire ne se voilait pas, alors qu'elle s’apprêtait à lâcher la main de son ami. Seulement ce dernier lui interdisait, la rattrapant et la blottissant contre lui. Robin en eut le souffle coupé, se retrouvant dans ces bras, gênée et quelque peu intimidée. Son coeur partant au quart de tour. Chacun se reculait, les rougeurs tarissant leurs joues brûlantes, alors qu'ils se fixaient honteux. Cette scène aurait pu être hilarante si elle n'était pas aussi maladroite.

-  Je... Désolé... Je crois que je suis un peu impulsif aujourd'hui...

La blonde se mit à rire doucement face aux excuses de son ami, trouvant ça plutôt ridicule vu les circonstances et quelque peu ironique également. "Pas la peine de t'excuser, on va éviter de rappeler ce qu'il s'est passé tout à l'heure ." Son baiser était bien plus imprévisible que ce geste qu'il venait de commettre. Ce geste qui avait réveillé son coeur anesthésié. Mais à présent, elle qui cherchait souvent à fuir, avait juste envie de s'amuser. Alors elle se mettait à courir à la lisière de la foret pénétrant entre les arbres en respirant pleinement, l'air s'intensifiant dans ses poumons.


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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Dim 14 Sep - 19:45
















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"Tu aurais pu sans doute me laisser me changer, car j'ai l'impression d'être un peu exhibitionniste là. J'aime bien l'idée d'être une princesse toute la soirée mais je crois que je vais marcher, cela fait longtemps que je me suis pas dégourdie les jambes "

Ces remarques me firent plus sourire qu'autre chose. Il est vrai que je n'avais pas vriament fais attention à la tenue de Robin avant de sortir. Maintenant, il était un peu tard pour faire demi-tour et pour lui laisser le temps de mettre un jeans. Je me sentais presque débile en fait à présent. Mais bon, étant donné que je me sentais débile quasiment à chaque seconde de ma vie... Je n'étais plus à ça près. Puis j'avais trop les pensées embrouillé par les événements récent pour remettre trop longtemps en question.

Ainsi, j'avais succombé à une pulsion sortie de nulle part en prenant Robin dans mes bras avant de la relâcher pour m'excuser d'un tel geste. J'avais un peu de mal à savoir comment m'y prendre avec Robin à présent. En venant chez elle, mon but était de lui rendre le sourire, de la faire sortir et maintenant que j'y était arrivé je... Je ne savais plus réellement quoi faire. TOut ce que je savais c'est qu'elle me semblait trop petite, trop faible et bien trop précieuse pour que je l'abandonne maintenant.

"Pas la peine de t'excuser, on va éviter de rappeler ce qu'il s'est passé tout à l'heure ."

Sur ces douces paroles, Robin se mit à courir. Affichant un grand sourire, je me mis à la suivre, j'avais limite envie d'exploser de rire tellement l'air frais me faisait du bien. Décidément, je n'étais pas fait pour rester enfermé trop longtemps. D'ailleurs j'aurais volontier change de forme pour courir jusqu'à en perdre haleine, mais dans ce cas, je risquais de perdre Robin. Surtout que je ne savais pas comment elle réagirait si elle me voyait soudainement me déshabiller pour devenir un puma. Avais-je déjà dit à Robin que je n'étais pas entièrement humain ? Même pas du tout en fait, vu que j'étais un Gardian...

Après quelques minutes de course, tranquille, j'accélérai un peu pour rattraper Robin. Une fois arrivé à la hauteur de la demoiselle, je la soulevais du sol comme si je soulevais une plume en continuant de courir avant de ralentir puis m'arrêter complètement. Je me retrouvais donc avec Robin, serrée contre moi et un sourire amusé plaqué sur le visage.

- Apparemment ta tenue ne t'empêche pas de courir vite. Mais si ça te gêne réellement je peux te passer mes vêtements.

Bien évidemment j'avais un peu de mal à imaginer mon ami avec mon pantalon. Il serait sans doute mille fois trop grand pour elle, mais dans le fond, je préférais ça à ce qu'elle tombe malade à cause de moi. Au moins on ne pourra pas raconter plus tard que notre premier rendez-vous était dans un resto archi classe, bien habillés, poli et... Oh... Attendez... Est-ce que viendrai de dire qu'il s'agit d'un rendez-vous ? Euh... Je crois que... Non... Je... Ne devrais pas dire ça.

Pour me changer les idées, je collais mon front contre celui de Robin et me perdit un moment dans ses yeux. Malgré les énormes cernes qui le cerclait, le regard de mon amie avait une petite lueur brillante qui me plaisait. Elle pouvait bien rraconter tout ce qu'elle voulait, je savais qu'il restait une part de la Robin que j'avais connue. Une part de l'amie avec qui je m'entendais à merveille et avec qui je pouvais rire sans me préoccuper d'autre chose. Et si la Robin, mon amie, que je connaissais avait bel et bien disparut... Ce n'étais pas grave car à présent ce n'était pas une amie que je voulais qu'elle soit. Je frottais alors amicalement mon nez contre celui de Robin avant de rajouter d'un ton amusé :

- Personnellement... Je n'ai pas très envie d'oublier ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Quoique, je t'autorise à vouloir l'oublié... Sur le moment j'étais un peu surpris j'avoues, mais je te jure que je n'embrasse pas si mal que ça d'habitude ! Mais, si tu veux que je te le prouve... Il va falloir m'attraper !

Sur mes mots, je relâchais une fois de plus Robin et parti en courant dans la direction opposée. Bien évidement je ne courais pas le plus rapidement possible, sinon elle ne pourrait jamais me rattraper. Oh et... D'ailleurs j'avais l'impression d'être retourner en maternelle à lui sortir une phrase pareille. Mais c'était plus fort que moi, j'avais encore envie de m'amuser à courir un peu.




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Mar 16 Sep - 22:47

oh baby, it's a wild world

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Courir avait ce gout de liberté, ce gout d’éphémère et d'irrécupérable. Ce gout qui avait longtemps manqué à la blonde. Elle qui s'était saccagée à travers des sanglots angoissés, qui s'était mutilée à force de fuir ce quotidien lancinant, elle en avait marre de s'échapper face aux responsabilités, marre de devoir saccager cette vie qui la contentait, car tout n'était pas imparfait chez elle, tout n'était pas qu'instabilité. Bien que le temps avait laissé germé en elle une ombre malicieuse, sadique, elle restait cette fille aux sourires légers, aux grands yeux écarquillés, cette rêveuse exténuée. Une adolescente parmi tant d'autres... Cette pensée se fanait dans les limbes de son esprit désabusé, alors qu'elle enchaînait ses pas à vive allure, oubliant tous ce qui la rendait aussi mélancolique. Sa mère, son père, ces étrangers... Tous. Elle gardait ce sourire en coin, qui la faisait irradier d'une joie précipitée. Une joie que trop longtemps refoulée... Malgré la fatigue sur son visage de porcelaine brisé. Son corps se pliait à cette envie sublime de gambader sans se soucier ,sans se préoccuper des courbatures qui la tordait, alors que son souffle s'inversait dans son irrégularité.

L'air frais s'engouffrant dans ses poumons, elle se perdait totalement dans cette étendue de verdure, éprouvant ce désir de courir sans s'arrêter. La brise fraîche faisait naître sur sa peau veloutée les marques d'une chair de poule froissée, alors qu'elle reprenait calmement sa respiration. Ses inspirations trop courtes pour des expirations trop grandes... Et à peine eut-elle le temps de se reprendre que déjà ses pieds quittaient le sol. Dans un élan d'impulsivité de Cae, elle se retrouvait une fois de plus dans ses bras. Surprise, la jeune femme se laissait aller dans sa petite tenue lâchant un léger rire. Une fois de plus, ce rapprochement était nouveau et bien ambiguë, la limite amitié-sentiments s'étiolant peu à peu. Loin de songer  à ces sottises, Robin gardait ce sourire enfantin alors qu'elle se tortillait contre lui, oubliant son refus de s'attacher déjà bien trop empourprée.

- Apparemment ta tenue ne t'empêche pas de courir vite. Mais si ça te gêne réellement je peux te passer mes vêtements.

L'adolescente tournait la tête de gauche à droite timidement, lâchant un léger merci avant de manquer de s'étouffer face à cette proximité soudaine. Caetano se rapprochait d'elle, éveillant des désirs enfouis et un coeur défoncé depuis des années, et déposait son front contre le sien. Robin virait au rouge tomate vu les circonstances détonantes. Sa poitrine se soulevant invariablement, elle perdait ses prunelles ambrées dans l'océan des siennes, agonisant lentement se rappelant de ses moments d'intimités entre eux. Leur passé commun... Tous ces sourires, ces fous rires, ces disputes jamais trop longues... Des souvenirs qu'elle avait longtemps essayé d'isoler pour mieux s'en sortir. Sa peur de s'attacher la bouffant intérieurement, mais elle ne pouvait pas lutter, non... Pas face à lui. C'était plus fort qu'elle. Restant silencieuse, elle manquait de mourir trois fois à cause d'un arrêt cardiaque, son ami se jouant d'elle un peu plus, alors qu'il frictionnait son nez contre le sien. Lui faisant un bisou esquimau... Robin ne put s'empêcher de sourire bêtement, se mordant doucement la lèvre inférieur en le voyant agir ainsi. Comment résister à ça? Que quelqu'un m'explique...

- Personnellement... Je n'ai pas très envie d'oublier ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Quoique, je t'autorise à vouloir l'oublié... Sur le moment j'étais un peu surpris j'avoues, mais je te jure que je n'embrasse pas si mal que ça d'habitude ! Mais, si tu veux que je te le prouve... Il va falloir m'attraper !

Houston!! Nous avons perdu Robin. Son sang n'irrigue plus dans son cerveau! Allo? Allo? Complétement sur le c*l, l'adolescente restait plantée là, buguant totalement face à ce que venait de lui dire son ami. Est ce que... Est ce qu'il essayait de... EVIDEMMENT. La blonde après près d'une minute de réflexion, et non pas à cause de sa couleur de cheveux, s'activait enfin, se mettant à courir très vite. Plus vite qu'à l'habituelle. Beh quoi qu'est ce que vous croyez elle le veut son bisou. Depuis le temps qu'elle se cloîtrait dans une solitude certaine, en pensant que ses sentiments étaient non réciproques. Cae venait tous simplement de créer un espoir chez elle, un espoir naïf, certes, mais un espoir tout de même. Sans doute, il se jouait d'elle ne se rendant sans doute pas compte d'à quelle point la jeune femme était attachée à lui, cependant elle fonçait tête baissée et après quelques secondes d'une course poursuite acharnée ou pas, l'adolescente lui sautait dans le dos, manquant de le faire trébucher.


"Attrapé!!!!!"

La jeune femme glissait ses bras autour de son cou pas prête de le lâcher, son sourire en coin contrastant avec son souffle irrégulier.


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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Dim 21 Sep - 17:04
















 ❝ Ooh, baby, baby, it's a Wild World ❞
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Si on m'avait dit que cette journée serait aussi géniale, je serais sans doute venu chez Robin bien plus tôt. J'aimais courir de ton mon saoul dans la forêt, mais tout seul, ce n'était pas super amusant. Donc vous imaginez bien qu'une journée où je peux courir avec quelqu'un que j'aime et en plus lui redonner le sourire... C'était la journée parfaite pour moi en fait. Ouais ouais, je me satisfaisais de peu, mais je n'ai jamais été quelqu'un de très exigeant. C'était peut-être à cause des mes vies antérieurs. Enfin, j'en était déjà à ma quatrième vie donc j'avais eut le temps de m'interroger sur le bonheur et tous les autres sujets qui vont avec. Et mes notes en philo étaient toujours aussi nulles...

Enfin, l'heure n'était pas aux divagations, je m'étais mis à courir et il fallait croire que ce n'était pas des mots que j'avais donné à Robin mais de l'énergie. Elle me rattrapa en un rien de temps, me sautant dessus. Etonné, je faillis tomber au sol, mais je réussis à me rattraper rapidement. La demoiselle se cramponna à moi, apparemment elle était bien décidé à avoir ce que je lui avait promis ce qui me fit rire gentiment.

"Attrapé!!!!!"

Continuant de rire, je restai planté là avec Robin sur le dos un petit moment. Puis je tentai de tourner la tête vers elle pour l'appercevoir. Mais n'était pas encore un hibou, j'avais un peu de mal. Est-ce que ça existait les Hibou-garou ? Pourquoi je me posais cette question ? Riant davantage face à mes pensées qui s'égaraient un peu trop facilement aujourd'hui, je dénouais les bras de Robin autour de mon cou pour pouvoir me retourner et lui faire face.

- Ce sera mieux ainsi non ? Désolé, je ne suis pas encore un hibou...

Sur ces belles paroles, j'addressais un énième sourire amusé à la demoiselle en plongeant mon regard dans le siens. Il du s'écouler quelques longues secondes avant que je ne me décide à agir. Je glissai doucement ma main droite sur la joue de Robin avant de rapprocher mon visage du sien jusqu'à coller mes lèvres sur celles de la blondinette pour un baiser tendre et passionné et aussi bien plus long que celui que m'avais donné Robin quelques peu de temps auparavant. Enfin je n'allais pas lui en vouloir non plus, elle n'était pas sûr d'elle et ne savais pas comment j'allais réagir. Alors qu'à présent, je savais bien que ce que nos sentiments étaient réciproque.

Je finis toute de même par mettre fin à se biaser, presque à contre-coeur, je dois bien l'avouer. J'avais passé tellement de temps avec Robin depuis que j'étais à Beacon Hills, c'était fou que je n'ai jamais réalisé à quel point j'aimais être avec elle. C'était sans doute son absence qui m'avait fait réaliser prendre conscience que je tenait à elle et ne souhaitait pas la perdre. Je voulais la protéger et surtout la garder près de moi. Si mes lèvres n'étais plus sur celles de Robin, je ne m'étais pas éloigné d'elle pour autant et lui murmurai :

- Désolé... Désolé d'avoir pris autant de temps pour m'en rendre compte. Je suis un peu long à la détente parfois. Oh... Et même souvent en fait...

Au début, j'avais prévu que mes paroles soit un peu romantique et douce, mais au final j'avais plus l'air débile qu'autre chose. Pour changer tient ! Si Robin décidait soudainement de se dégager de mes bras et de partir le plus loin possible de moi en ce demandant par quel imbécil elle venait de se faire embrasser, je la comprenais parfaitement.




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Jeu 25 Sep - 0:07

oh baby, it's a wild world

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

L'attraper avait été d'une facilité déconcertante, contrairement à ce qu'elle pensait. Ce dernier ayant peut être ralenti pour mieux qu'elle croit à cette rapide victoire... Qu'importe, Robin se contentait de cette étreinte livide alors que ses bras n'osaient plus le lâcher , comme ce sourire qui illuminait son visage fatigué. Lui, qui inconsciemment avait réussi à réveiller une partie brisée en elle, des morceaux en lambeaux, des éclats de verre qui la tordaient lui rappelant à quel point sa vie était lamentable, lui qui se pointait dans son quotidien pour la réveiller, pour la sauver de cet limpide routine, de cette peur unanime. Il lui avait tellement manqué, chaque partie de lui avait crée un vide immense alors qu'elle s'obligeait à l'oublier, à l'effacer perpétuellement... En vain... La blonde restait immobile, ayant mal au fond d'elle, bien que son sourire restait sur sa bouche sucrée. L'équilibre était tellement fragile. Lui qui la maintenait sur son dos n'avait aucune idée de ce qu'elle était devenue. Ce monstre avide des souffrances d'autrui, cette femme rassurante et vénale de douleurs inaudibles.... Robin ne pouvait pas lui affliger tous ça, tous ce qu'elle vivait, cette phobie qui la suivait... Celle de blesser ce qu'elle aimait. Et Cae en faisait parti, il était même tout en haut de la liste. Une proie si facile, une vie prête à être brisée. Etait-elle prête pour ça? Prête pour le blesser, pour le condamner à une détresse incroyable rien qu'en l'évitant une fois de plus. Ses pensées se mélangeaient alors qu'elle agonisait lentement face à cette vérité, face à cette réalité.

Pourtant, alors que les doutes l'assiégeaient, que les regrets mettaient déjà un point d'honneur à ses barrières futiles, la voix du jeune homme la fit sortir de cette stupeur mélancolique.

- Ce sera mieux ainsi non ? Désolé, je ne suis pas encore un hibou...

Le brun détachait les bras de celle ci alors qu'un sourire venait se loger sur son visage défait.Cette joie bien qu'éphémère étant si divine... La blonde se laissait déposer au sol, puis déplacer face à lui, étant soudainement prise de court. Son souffle se stoppait net, alors qu'elle plongeait son regard ambrée dans l'océan de ces prunelles. Une sensation douce la brulait , son coeur s'envenimant d'une adrénaline injectée furieusement. Puis la paume échaudée de Cae venait se poser sur la joue de la jeune femme qui défaillait, face à cette proximité qu'elle avait tellement rêvé un nombre incalculable de fois. C'est comme ci enfin tous ce qu'elle avait escompté se réalisait étrangement. Une rougeur livide venait éveiller ses pommettes enflammés, alors que l'adolescent se rapprochait dangereusement d'elle. Et son coeur déraillait alors que le stress s'accumulait que le sang pompait dans ses veines irrégulièrement, sans parler de ses battements qui montaient crescendo face à ce geste simplet. Ce geste qui lui coupa le souffle alors qu'enfin comme pour abréger ses souffrances, il déposait ces lèvres contre les siennes dans un baiser plus intime, plus passionné. Robin perdait pied totalement, laissant la douceur de cet échange l'assiégeait. Puis elle se rapprochait de lui un peu plus, son corps se collant au sien ,sa main se glissant contre son torse, alors qu'elle frissonnait tout contre lui. Alors tous ce temps... Robin restait conne sur le coup, se rendant compte que cette légère ruse dans sa chambre avait eut un réel impact chez Cae. Le brun se reculait enfin , laissant le temps à la blonde de reprendre son souffle, cette dernière ayant du mal pour respirer face à l'afflux de nouvelles sensations qui la possédaient.

- Désolé... Désolé d'avoir pris autant de temps pour m'en rendre compte. Je suis un peu long à la détente parfois. Oh... Et même souvent en fait...

Robin se remettait difficilement de cet aveu, les jambes tremblotantes à cause de la légère brise qui caressait sa peau veloutée. Tout était si maladroit avec lui, d'ailleurs c'était cette maladresse qui lui avait plus immédiatement, mais aussi cette façon qu'il avait de toujours rester dans sa bulle sans se rendre compte de ce qui l'environnait. Ce côté lunatique... Ce même côté qui le poussait à s'excuser. La blonde ne put s'empêcher de rire à ce qu'il disait face à son idiotie, car oui Cae était un foutu idiot. Seulement, cet idiot elle avait des sentiments pour lui et ça ça n'était pas prêt de changer. "Je dirais tous le temps même!" La jeune femme se mit une fois de  plus à rire face à lui avant de se hisser sur la pointe des pieds pour être à hauteur du visage de son meilleur ami. "Mais c'est pas la peine de s'excuser, mieux vaut tard que jamais..."  Son sourire venait se loger sur ses lèvres alors qu'à son tour, elle lui rendait son baiser ou plutôt une série de baisers, s'agrippant doucement à sa nuque, profitant simplement de l'instant.


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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Mer 1 Oct - 21:22
















 ❝ Ooh, baby, baby, it's a Wild World ❞
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"Je dirais tous le temps même!"

Cette réplique de Robin me fit doucement rire. Je ne voyait aucune raison de m'énerver alors que je venais moi-même de dire que j'étais long à la détente ! Il ne manquerait plus que ça !

"Mais c'est pas la peine de s'excuser, mieux vaut tard que jamais..."

J'étais en train de réfléchir à ce que je pourrais bien répliqué. Mais pour tout vous avouer, je commençais à être à cours de bons arguments. Enfin, je n'allais pas en avoir besoins pour le moment. Robin ne me laissa pas le temps de répondre. Elle se mit à ma hauteur pour m'embrasser de nouveau. Je sentis ses mains sur ma nuque alors que mes bras la serrait contre moi. C'était un moment tout simple, mais si délicieux. Je crois que je pourrai rester là avec Robin, dans cette forêt à l'embrasser éternellement. Quoique... Il valait peut-être mieux ne pas abuser des bonnes choses ? Mais si elles étaient aussi simple ? Pourquoi ne pas en profiter ? Ha ! Je réfléchissait trop !

Après quelques minutes, quelques secondes ou quelques heures, je n'en sais rien, je cessais d'embrasser Robin poru la regarder en souriant. Et dire qu'hier encore elle refusai catégoriquement de me voir. C'était limite si j'arrivais à faire en sorte qu'elle réponde à mes sms. Enfin, je n'allais pas me plaindre ! Bien au contraire ! J'étais plutôt content que les événements prennent cette tournure !

- Mmh... Du coup Princesse, tu as des plan pour cette belle journée ? A défaut d'avoir un cheval blanc, je peux te porter où tu veux.

Vu l'état de Robin lorsque j'étais arrivé chez elle, je me doutais bien qu'elle n'avais pas prévu grand chosepour aujourd'hui. Mais je me disais qu'avec ce qu'il venait de se passer peut-être aurait-elle une envie soudaine ! Ce n'est ce qui arrive souvent au filles ? Avoir des envies soudaine comme ça ? Pop ! D'ailleurs de quoi j'avais envie moi en ce moment même ? Hormis rester en comagnie de Robin. Est-ce que... j'avais faim ? Soif ? Envie de courir ? Non. On avait déjà couru. Pour le moment j'avais juste envie de respirer ce bonheur.

D'ailleurs pour assouvir mon envie, j'inspirai une un grande bouffée d'air et... C'était quoi cette odeur bizarre ? Fronçant les sourcils, je n'étais pas très rassurer. Il y avait quelque chose de pas net dans ces bois. je jetais donc un regard derrière moi pour m'assurer que personne n'allait me sauter dessus, mais en soit c'était totalement bête.

- Euhm... Je crois qu'on ne devrait pas rester ici. Je sens qu'il se passe quelque chose de louche dans le coin.

Je ne voulais pas inquiéter Robin, seulement, je ne pouvais pas réellement faire autrement. Si il y avait un danger qui nous guettait, je ne pouvais pas embraquer la demoiselle là dedans. Surtout après ce qu'il venait de ce passer ! J'avais encore plus envie de la protéger.




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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Jeu 23 Oct - 22:56

oh baby, it's a wild world

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

Le rire de Cae eut le don de redonner du baume au coeur serré de la jeune femme, alors qu'elle restait à proximité, son corps quelque peu tremblant. Elle n'était pas habituée à autant de rapprochements, n'ayant jamais eu le temps ou encore la préoccupation d'avoir un copain. Cette dernière ayant beaucoup de mal à s'attacher, ou ayant tous simplement peur d'être rejetée. Une phobie bien futile quand on voyait la globalité de ses problèmes. Robin n'était pas une adolescente normale, elle ne s'attardait pas à être dépendante de quelqu'un, ne s'immisçant pas dans une situation de manque affectif. Effectivement, elle préférait s'attarder sur des soucis bien plus omniprésents. Les aléas de la vie lui prouvant que ce genre de relations n'étaient pas faites pour durer. L'exemple parfait: son père et sa mère. La blonde était restée muette pendant des années concernant ce secret qu'elle entretenait. Ce lien vicieux et malsain qui les unissaient. Cette impression d'aveuglement face à un amour contrefait. La jeune femme se laissait retomber alors que ses pensées revenaient à des moments douloureux de son passé, désireuse de les oublier. Pourquoi fallait-elle qu'elle y pense en ce moment même? Elle soupirait discrètement, tentant de garder un air banal, laissant son visage de marbre, seul ce sourire prédominant. Pour faire taire les réminiscences de cette mémoire abîmée, elle l'embrassait encore et encore, ne sa lassant à aucuns instants de sa bouche acidulée. Et vu le temps qu'elle avait mis pour y goûter, elle ne comptait pas s'en priver.

Seulement, après quelques secondes ou minutes, perdant ses repères face à cet élément perturbant, elle descendait ses chevilles sur le sol , contemplant son visage à sa hauteur habituelle. Ses lèvres ne perdant pas la courbure de ce sourire étincelant, alors que son ambre ne perdait pas également son regard océan. Un certain malaise palpable alors qu'elle laissait ses mais retomber le long de son corps.  Pas vraiment habituée à cela.


- Mmh... Du coup Princesse, tu as des plan pour cette belle journée ? A défaut d'avoir un cheval blanc, je peux te porter où tu veux.


Elle le scruta 5 secondes, se détournant de lui faisant mine de réfléchir, usant de ces piètes capacités d'actrice pour feinter des journées complètes bien loin de cette réalité. "En y réfléchissant, je dois bien avoir une heure à t'accorder, tu comprends je suis tellement occupée en ce moment... "  Elle se mit à rire doucement avant de reprendre. "J'ai envie d'une glace." Si vous saviez combien de temps elle n'avait pas bouffé de glace, vous en serez étonné. Elle se privait depuis quelques temps de vivre, s'alimentant essentiellement de pates. Etant le seul plat qu'elle arrivait à ne pas faire cramer. Alors laissez lui le temps de retourner en enfance pour une journée. Vite l'entente cordiale allait se ternir en une ambiance oppressante alors que Cae fronçait les sourcils. Que se passait-il? Immédiatement, alertée, Robin le questionnait du regard, inquiète.

- Euhm... Je crois qu'on ne devrait pas rester ici. Je sens qu'il se passe quelque chose de louche dans le coin

La jeune femme se rapprochait de lui, guettant autour d'elle à la recherche du moindre mouvement ou bruit. Ce qu'il lui disait ne la rassurant guère."T'as entendu quelque chose?"  Robin était du style très curieuse quand elle s'y mettait , et bien que la peur l'harponnait de part en part, elle voulait savoir pourquoi cette méfiance soudaine. Elle s'avançait délicatement vers Cae, les yeux parcourant l'étendue face à elle. Et un craquement de branche venait la faire sursauter. Ils n'étaient pas seuls. "Bordel, c'était quoi ça?" Légèrement effrayée, mais fascinée, cette dernière se rapprochait vers la source du bruit inconsciemment, ne guettant pas la réaction de son ami dans son dos. Bien loin de se douter de ce qui allait débouler sous ses yeux...


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MessageSujet: Re: Ooh, baby, baby, it's a Wild World || feat. Robin   Ven 31 Oct - 1:24
















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"En y réfléchissant, je dois bien avoir une heure à t'accorder, tu comprends je suis tellement occupée en ce moment... J'ai envie d'une glace."

Je ris de bon coeur à cette petite blague, heureux de voir que Robin retrouvait son sens de l'humour. D'ailleurs j'approuvais totalement son choix d'aller manger une glace. Ca faisait longtemps que je n'en avait pas manger moi non plus. Non mais celle d'hier ça ne comptait pas ! C'était celle de Joaquim que j'avais finis juste... Juste pour l'embêter en fait. Nous nous apprêtions donc à partir avant que je n'entende des bruits suspects. Je fit bien sûr par de mes souspçon à Robin.

"T'as entendu quelque chose?"

Mon but était vraiment de ne pas inquiéter ma nouvelle petite-amie. Oui, je pouvais utiliser ce titre maintenant... J'allais donc lui répondre que non, ce n'était rien, juste moi qui délirait encore. Mais un nouveau craquement de branche se fit entendre. Je sentis que Robin s'était accrochée à moi et venait de sursauter brutalement. Mince, cette fois je ne pouvais pas dire qu'il n'y avait rien, elle l'avait entendu aussi.

"Bordel, c'était quoi ça?"

Je me tenais sur mes gardes, prêt à riposter au premier mouvement suspect. Une petite minute de silence s'écoula sans que rien ne bouge. Peut-être qu'il s'agissait simplement d'un animal, genre un petit écureil tout mignon qui courait dans le coin. J'attendis tout de même encore un moment pour être sûr avant de rassurer Robin :

- Hmm... Ce n'était peut-être qu'un petit animal qui passait pas là.

J'haussai les épaules d'un air indifférent et en lui addressant un petit sourire dans l'espoir qu'elle croit à ce que je venais de dire. En fait, j'étais presque sûr qu'il ne s'agissait pas d'un simple animal... Sinon, je l'aurais sentis. J'attrapais donc la main de Robin pour la serre dans la mienne avant de plonger mon regard dans ses yeux bruns.

- Rassures-toi, les animaux, c'est comme les ninjas, aucun d'entre eux ne pourra jamais t'atteindre ok ? Pas tant que je serais là.

Après lui avoir adresser un énième sourire, j'accordais à Robin un nouveau petit baiser. Je me résolus donc à nous faire prendre le chemin du retour. Ou tout du moins, celui qui nous mènerait au centre-ville. Au moins, l'avantage d'être un Gardian, c'était que je n'avais aucun mal pour me repéré en forêt. Rien qu'à l'odeur, je pouvais dir esi on se situait loin ou non de la civilisation.

- Ne restons pas là, nos glaces nous attendent !




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