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 Run and do not come back - feat Coffee.

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Messages : 15
Date d'inscription : 31/10/2014






MessageSujet: Run and do not come back - feat Coffee.   Dim 16 Nov - 0:12


E
n attendant de me trouver un job à plein temps, j'enchaînais les petits boulots. Comme je n'avais pas encore de colocataire je devais m'occuper de la maison de ma grand-mère seul et je me débrouillais pour gagner de l'argent par ici et par là. Aujourd'hui, j'avais été faire les courses d'une vieille dame du voisinage. Elle m'avait retenu pour me parler de sa vie pendant une heure et, étant quelqu'un de poli, j'étais resté à l'écouter. Mais maintenant que je sortais de chez elle, je m'apercevais que la nuit était tombée. Anxieux, je me mis à courir pour rentrer chez moi au plus vite.

Cette nuit était une nuit de pleine lune. Nuits que je surveillais avec attention, sachant que j'avais beaucoup de mal à me contrôler. Je détestais le fait que j'arrive pas à contrôler le loup-garou qui est quand même en moi depuis ma naissance. Le pire c'était que je blessais des gens qui n'avaient strictement rien demander.

Je n'étais pas loin de mon chez-moi, mais je sentais la pleine lune éveillé le loup. Est-ce que je serais capable de ne blesser personne si je rentrais chez moi ? Je pourrais aller dans la forêt pour essayer de me contrôler, loin de tout ces innocents à blesser... mais d'un autre côté, les chasseurs rodaient sûrement.

Oh et puis merde. Je préférais me faire attaquer par des chasseurs que de blesser ou même tuer des gens en essayant de rester chez moi.

Je fis demi-tour et fonça vers la forêt. Avec un peu de chance il n'y aura pas de chasseurs. Avec un peu de chance, j'arriverais bien à me contrôler assez rapidement pour rentrer.

J'arrivais bientôt dans la forêt. Trébuchant sur les racines des arbres, je fis de mon mieux pour ne pas tomber. La respiration haletante, ma tête commençait à me faire mal. J'inspirais longuement et expirais pour tenter de me calmer, mais rien n'y fait. En colère, je plantais mes griffes dans un arbre et plaquait ma tête contre l'écorce en me disant intérieurement que j'allais y arriver.

Puis j'entendis des bruits de pas. Je tournais ma tête rapidement. Mon odorat repéra une odeur humaine. Simple humain ou chasseur ? C'était sûrement un chasseur, qu'est-ce qu'un humain foutrai là en pleine nuit ?

« Allez-vous-en avant que je ne vous blesse ! »

Peu importe qui c'était, il avait intérêt à détaler avant que je perdre le contrôle et l'attaque.
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Messages : 31
Date d'inscription : 22/10/2014






MessageSujet: Re: Run and do not come back - feat Coffee.   Lun 17 Nov - 19:14

Ce n’est pas qu’il avait une masse de copies à corriger, ni même beaucoup de devoirs à vérifier. C’est juste, que ce jour là précisément, Coffee n’avait strictement rien envie de faire, et que même s’il devait préparer ses cours, et un contrôle, il n’en avait pas envie.
C’est pour cette raison, qu’en rentrant chez lui, il jeta négligemment sa mallette contre le mur, pris un des livres qu’il possédait dans la bibliothèque qui prenait place tout le long du mur gauche de son salon, et s’installa dans son canapé.
Celui-ci était bien confortable d’ailleurs. En cuir, acheté lors d’une occasion propice, quand la promotion qui se trouvait dessus était parfaite avec le nombre d’argent qu’il possédait.
Coffee aimait lire, surtout pour s’empêcher de penser.
Penser, le ramenait toujours à sa maladie, et bien que celle-ci fût plutôt stabilisée ces derniers temps, il se méfiait toujours. Guettant la moindre zone d’ombre d’où pouvait surgir un personnage de son imagination, ou encore un délire délirant….Très beau pléonasme, définissant parfaitement la situation quand cela arrivait.

Coffee lisait donc. Un thriller. Parce qu’il adorait tout ce qui était glauque et morbide au possible. Spécialiste de l’humour noir, il gardait encore et toujours sa réputation de café noir à ce niveau là. Il aimait les sourires sadiques, sardoniques, le cynisme, Machiavel, et la vue du sang ne le dérangeait pas.
Un jour, un élève qui avait voulu s’amuser de lui pour trouver son point faible, avait essayé de lui faire peur de toutes les façons possibles, mais même un masque morbide coincé derrière sa voiture et lui faisant face d’un air glauque…Ne l’avait pas effrayé.

A vrai dire, Coffee n’avait peur de rien, sauf de sa paranoïa, et au fond, c’était presque comme s’il faisait preuve d’une grande sagesse, en ayant peur d’avoir peur de la peur elle-même.
De fait, le livre était passionnant et palpitant, et à l’idée que cet homme puisse poursuivre une femme inconnue dans la forêt juste pour un détail, et pour la massacrer à coup de haches, le faisait plutôt sourire.
Pas qu’il soit un fou furieux psychopathe, juste qu’il était un Coffee, voilà tout.
Ainsi, quand il vit qu’il faisait nuit noire, qu’il avait faim – son ventre le lui faisant comprendre -, il sut qu’il allait peut-être devoir sortir pour se nourrir, et que cela allait s’avérer bien évidemment très amusant.

Quand il sortit, son sourire s’élargit encore plus, quand il vit la pleine lune, cause de multiples excitations naturelles chez l’homme, du fait de son agissement sur le sang, et sur tout un tas d’autres choses. Coffee n’aimait pourtant pas tant que ça l’astre béni : a vrai dire, elle éclairait trop à son goût la nuit, et gâchait un spectacle d’obscurité palpitant.
Mais passons, il se mit en route, à la recherche d’un fast-food ou d’un restaurant quelconque, ayant bien évidemment trop la paresse de se faire à manger lui-même, ce jour là. Par contre, étrangement, il ne disait pas non à une petite promenade de santé en pleine nuit.
Quand il trouva le lieu idéal, il s’y restaura, remplissant donc son estomac de tout ce qu’il lui fallait pour tenir jusqu’au lendemain matin, et quand il fut sortit, Coffee observa la forêt au loin.
Repensant à son livre, présent dans son sac – qui lui servait de sac extérieur, et qui ressemblait bizarrement à sa mallette en moins strict et austère, de par sa couleur noire -, Coffee eut une envie délirante.
Et s’il se faisait un petit jogging dans la forêt ?

Ce fut donc avec calme et plaisir, que Coffee s’introduisit dans la forêt, non sans aborder un délicieux sourire plein de joie à l’idée de se trouver dans un endroit potentiellement dangereux au mauvais moment. Mais les forêts n’avaient jamais mangé personne, d'après sa connaissance. Il savait que quelques rumeurs étranges tournaient autour de cette masse d’arbres qui s’étaient réunis, avec des personnes qu’on retrouvait nus, ou mort, au choix, mais il ne s’en inquiétait pas. Au contraire.
Cela ne faisait qu’attiser sa passion.
De toute façon, Coffee ne croyait pas à des balivernes telles que les fantômes et autres créatures surnaturelles. Par contre, il croyait aux psychopathes et dangereux criminels. Puisque ceux ci existaient bel et bien.

Alors qu’il s’avançait doucement, d’un pas délicat, fluide, et ravi, il vit quelqu’un adosser à un arbre, entrain de faire…De faire quelque chose, mais c’était difficile à dire quoi : l’obscurité occupait pleinement l’environnement. Coffee pouvait dire que c’était un humain, mais de là à définir si c’était un homme ou une femme, il avait un peu de mal. D’autant que de nos jours, les deux genres étaient parfaitement ambigus en apparence.
Ce fut une voix masculine, pourtant, qui s’adressa à lui, lui demandant de partir.

Coffee fut surpris. Le blesser ? Pourquoi donc ? Etait-ce un fou, pris d’une crise de folie, qui de fait, se pensait en droit d’attaquer quelqu’un sans raison ?
Son sourire diminua légèrement. Pas parce qu’il avait peur, plus parce que cela lui rappelait un mauvais souvenir. « Oh tu es schizophrène ?! Oh mon dieu, tu vas me tuer ?! ».
Voilà. C’est ce que les gens pensaient souvent. Alors que non. Mais Coffee secoua la tête. Ce n’était pas le moment de penser à cela. Il avait…Un type intéressant devant lui :

- Me blesser ? Et pourquoi ? Tu souffres de quoi ? Agressomanie ? Trouble dissociatif de l’identité ?

Pas de schizophrénie. Quoique, certains cas étaient assez particuliers. Son ton n’était pas cynique en tout cas. Coffee était très…Sérieux, a vrai dire, et trop curieux et amusé. Il n’avait pas peur.
Il n’avait jamais peur
Il se rappela de la pleine lune.

- Lycanthropie ? fit-il sur un ton très ironique, puisqu’il trouvait cette maladie ridicule.

Comment pouvait-on penser une seule seconde être un loup-garou ? C’était idiot. A la rigueur, la maladie du vampire avait plus de sens, puisque les personnes qui la subissaient, ne pouvaient pas supporter la lumière du soleil. Mais la lycanthropie n’était rien d’autre qu’une maladie psychologique stupide.
Quoique fascinante. Sous certains aspects. Jusqu’à où peut aller le cerveau humain pour défier les lois de la morale et de la raison ?

En tout cas, Coffee restait là. Ne bougeait pas. D’un seul pouce. Il n’avait pas peur.
Et c’était peut-être là son pire défaut.
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