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 Rescue me, Chin Boy | ft. Alistair

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MessageSujet: Rescue me, Chin Boy | ft. Alistair   Sam 25 Oct - 23:48


   


   
Rescue me, Chin Boy
ft. tamsin e. lannister, alistair n. higgins.


Auto, boulot, dodo. J’avais l’affreuse impression que ma vie se résumait à ses trois simples mots depuis quelques temps. J’avais tout simplement le sentiment d’être sans arrêt surbookée. Ok, j'avais souvent l'habitude d'être très occupée mais là c'était plus que d'habitude et j'avais tout de même mes limites. Lors de mon retour au commissariat car oui j'avais quand même écopé de quelques jours de suspensions, l'autre jour. Lorsqu'Alistair était partit, j'avais continué d'ouvrir ma bouche. Et depuis mon retour, je ne cessais de redoubler d'effort et donc ce dont j'avais besoin maintenant tout de suite c'était de me détendre, mais ce n'était pas si simple. Je me dirigeais le plus rapidement possible vers le bâtiment dans lequel je vivais. Maison ! Puis soudain, sans que je ne comprenne ce qu'il se passe, il y eut un éclair de lumière suivi d'une douleur lancinante, puis le silence.

Quelque chose semblait essayer de se creuser un chemin jusqu'à mon cerveau. Avec une lenteur angoissante, j'ouvrais les yeux en grimaçant à cause de l'ampoule nue à côté de moi. La lumière était si vive que le soleil aurait eu l'air pâle en comparaison. J'avais les mains levées au-dessus de la tête, mes poignets me faisaient mal et la douleur dans mon crâne était si intense que j'avais l'impression que j'allais perdre conscience une nouvelle fois.

- Et c'est là que le chaperon rouge rencontra le loup.

La terreur qui me submergeait lorsque j'entendais cette voix moqueuse me faisant oublier la douleur. Je frissonnai en voyant le loup-garou à côté de moi. Il ne prenait même pas la peine de dissimuler ses yeux d'un bleu glacial signe qu'il avait déjà tué un ou des personnes innocentes. Au moins ce n'était pas un Alpha et il ne risquait pas de me transformer.

- Oh mère-grand que vous avez de grandes dents !

Une fois son petit récit du Chaperon Rouge terminée, il me jetait un sourire déplaisant. Essayant de me reculer, je m’apercevais que mes mains étaient enchaînées à un mur. Ainsi que mes pieds étaient également entravés. Toute trace de plaisanterie avait disparu et ses yeux devinrent aussi durs que du granit. J'essayais de ne pas montrer ma peur pour ne pas excité l'animal, usant de mon répondant habituel.

- Je ne suis pas trop pour le bondage, le premier soir...
- Mademoiselle a de l'humour, je sens que je vais bien m'amuser avec toi. Bon, ma belle, parlons sérieusement. Je t'ai observé ces derniers temps. Tu es plutôt pitoyable pour une Lannister, d'ailleurs. Et une cible facile pour nous les loups-garous en désirs de vengeance pour tout ce que nous fait subir ta famille. Mais bon, je ne vais pas m'en plaindre et plutôt tirer avantage de la situation. Allez fait un petit sourire pour ton papounet, non tu as raison garde cette air abattu de petit cocker ça le fera accourir plus vite au secours de sa fifille.
- Oh, je pense qu'il est trop occupé à prendre des selfies avec des bêbêtes à poils qu'il aura soigneusement torturés avant et qu'ensuite il les découperas et enterreras les morceaux à travers de Beacon Hills pour faire une chasse aux trésors entre chasseurs.
- Foutaise.

Comme pour appuyer ses propos, il me frappait et ma tête basculait en arrière. Je retenais les larmes qui me montaient aux yeux. J'allais mourir, d'accord, mais je pouvais au moins essayer de garder ma dignité jusqu’au bout. Je n'allais quand même pas avouer que mon père était loin d'être un père exemplaire. Loin de s'empresser de venir me tirer de là et foncer dans la gueule du loup, il devait surement élaborer toute une stratégie pour prendre le dit loup et prendre le moins de risque possible pour lui.

- Allez vous faire foutre.

Je lui crachais au visage et immédiatement, mes oreilles sonnèrent de nouveau. Cette fois-ci, il m'avait frappé jusqu'au sang. Je crachais du liquide rouge et lui lançai d'un air provoquant :

- Vous méritez tellement d'être chassé et torturé.

Surpris, il clignait des yeux puis il se balançait sur les talons en éclatant d'un rire qui résonnait douloureusement dans mes oreilles. Reprenant son calme, il se penchait si près de moi que sa bouche n'était plus qu'à quelques centimètres de mon visage, ses crocs brillants dans la lumière. Il baissait la tête jusqu'à ce que ses lèvres me frôlent le cou. Je me raidissais en espérant que j'aurais la force de me retenir de le supplier de ne pas me tuer, sentant son haleine sur ma peau. Mon corps entier se figeait lorsque je sentis ses griffes frôler mon abdomen. Je fermais les yeux. Soudain, il reculait et me laissa tremblante de soulagement et de peur et arqua un sourcil.

- Pressé de mourir, hein ? Tu as de la chance, je te laisse un peu de répit, le temps d'aller voir si ton père est ici.

Une fois seule, je me tordais le cou pour regarder autour de moi. J’entendais au loin le son de l’eau qui gouttait, et il faisait sombre. L’ampoule nue ne portait pas très loin. Tout le reste était d’un noir profond. J’entendais de faibles échos de ses mouvements dans le lointain, mais je n’avais aucune idée de la distance à laquelle il se trouvait. Saisissant ma chance, je serrai les doigts autour des chaînes qui me retenaient et je tirai de toutes mes forces vers le bas. La sueur perlait sur mon front et mes jambes étaient crispées par l’effort fourni pour mobiliser chacun de mes muscles. Il y eut un craquement de métal dans la pierre, un bruit de chaînes qui s’entrechoquaient, puis la lumière s’éteignit tout à coup. Son rire résonnant dans le noir et je m’affaissai, dépitée.

- Ah oui, désolé. Ça ne cédera pas. Les chaînes ne bougeront pas et toi non plus. Comme si une humaine pouvait réussir à se défaire de ces chaines... C’est bien d’avoir essayé, cela dit. Ça m’aurait ennuyé que tu aies déjà le moral à zéro. Ça n’aurait pas été très drôle. Et temps est écoulé, ma belle.

Pour ne pas sangloter, je détournai le visage et fermai les yeux. Je le sentais approcher et ma respiration s'accélérait malgré moi. Ses griffes s'enfoncèrent dans ma peau, la lacérant. Mon dos heurta le mur alors que j'essayais de me reculer dans la roche, mais le calcaire dur et froid ne m'offrait aucune échappatoire. Je m'affaissai au bout de mes chaînes, l'adrénaline retombant. Peu à peu, je sentais les ténèbres m'envahir alors que j'essayai de respirer lentement pour surmonter la douleur qui me déchirait le ventre. Mais tout cela restait vain alors que sa silhouette menaçante était au-dessus de moi. Un dernier flash m’aveugla avant que tout s'éteigne autour de moi, finissant par perdre conscience.

J'étais allongée sur quelque chose de moelleux. Bien qu'un petit peu dur aussi. M'emmitouflant dans une couverture. Quand soudain, je prenais conscience des choses. Je redoutais d'ouvrir les yeux, préférant prier pour que tout cela n'ait été qu'un cauchemar. Mais tout cet espoir était inutile alors que je sentais la douleur m'assaillir, tellement forte que ça m'en coupais la respiration. Toussant à plein poumons, j'ouvrais les yeux, voyant avec horreur l'homme qui avait l'apparence d'Alistair. Rien ne servait d’espérer niaisement que ce soit vraiment Alistair. Je bondissais comme sous l'effet d'une brûlure et apercevant l'entrée, je m'y précipitais le plus rapidement possible essayant de prendre sur moi pour ne pas m’effondrer sous la douleur qu'engendrait mes blessures et luttant contre la tête qui me tournait. Évidemment, c'était fermée à clé. A bout, je me laissais glisser le long de la porte, me recroquevillant sur moi-même. Je n'avais plus la force de lancer des remarques cinglantes comme je l'avais au commissariat l'autre jour. Non car si j'ouvrais la bouche, je ne pourrais retenir mes sanglots.


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MessageSujet: Re: Rescue me, Chin Boy | ft. Alistair   Mer 29 Oct - 0:29


Rescue me, Chin boy.
(prévert) ▽ Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.  
" Le silence s'éveillait à travers l'obscurité, ce même silence grisant qui laissait sur la peau froissé de cet étranger aux yeux ambrés des  marques voilées. Son visage blafard où seul l'inquiétude séjournait captive. Le froid s'anesthésiait entre ses membres endoloris de courbatures irrégulières. Il avait couru sans se retourner, la peur aux tripes, l'esprit embrumé. Il avait couru jusqu'en perdre haleine. Son souffle mourant dans la noirceur des ténèbres de cette forêt. Ce danger omniprésent. Son coeur avait eu des ratés quelques fois alors que des bruits inconnus avaient résonné jusqu'à ses oreilles, laissant l'anxiété s'immisçait dans l'adrénaline de ses veines alors qu'il la maintenait dans ses bras. Elle, cette petite chose fragile qu'il avait brisé quelques jours auparavant. Son teint de porcelaine, ainsi que sa respiration saccadée, et ces paupières closes, sans parler du sang qui tachait son t-shirt amèrement. Tous le poussant dans ses retranchements. Plusieurs fois, alors que le stress le prenait à la gorge, il avait manqué de trébucher se rattrapant in extremis. Cette brune était dans ses bras, telle une poupée tuméfiée, prêtre à être achevée. Son corps ouvert au festin , à l'abîme des enfers et de torture inachevée. Il la maintenait si près de lui, qu'il sentait son souffle chaud dans son cou alors que ses pas se défaisaient de leur rapidité. Enfin il arrivait à destination, les yeux vidés, le souffle saccadé, et le poids brûlant sur ses épaules fébriles. L'obscurité se défonçait alors qu'il allumait la lumière de cette salle homogénéisée; Le blanc des murs lui rappelant à chaque fois l'ambiance tamisée des hôpitaux où il avait fait figure de spécimen pendant des années. Il accourait sur le lit déposant le corps de la jeune femme délicatement, paniquant légèrement en voyant qu'une large tache rouge s'attachait au t-shirt de la jeune femme. Merde! Ne perdant pas une seconde, Ali avait accouru dans la salle de bain, allant chercher son kit de premiers soins ainsi qu'un chiffon mouillé. Il devait stopper l'hémorragie sinon elle allait se vider de son sang et avoir un macchabé sur ses bras n'était pas vraiment dans ses priorité. De plus, que son inquiétude grandissait et qu'il s'interdisait de la voir mourir sous ses yeux. Cette femme avait une certaine importance à ses yeux, une importance étrange dont lui même n'avait pas encore conscience. Une sorte de fascination ambiguë qui le poussait à vouloir la protéger mais également à la défaire. Noah l'avait déjà poussé à bout, et il savait pertinemment que la brune devait le haïr pour cet incident. Cette dernière n'étant rien d'autre qu'un dommage collatéral d'un esprit désemparé. S'agenouillant devant le matelas, il la scrutait quelques instants, tremblant légèrement à l'idée de la voir mourir ainsi. Lui qui l'avait trop jugé, la mettant dans une case particulière pour se défaire d'une emprise vicieuse. Cette fille était quelqu'un de bien , qu'importe ce qu'il avait pu lui dire ou faire, sa nature restait intacte.

Hésitant quelques secondes, il soulevait le t-shirt collant de la jeune femme pour constater les dégâts. Un haut le coeur le souleva alors qu'il scrutait la blessure profonde de cette dernière sur son abdomen. Une longue griffure béante dont le sang coulait invariablement. La marque d'un loup. Quoi que lui voulait la bête, il ne l'avait pas loupé. Les tissus du textile s'étaient imprégnées dans la plaie  laissant des résidus d vêtement s'empourpraient à travers la chair à vif. Dégouté mais également incertain, il attrapait le chiffon mouillé, tapotant sur le contour de la peau déchirée avant d'attraper un coton et de désinfecter la zone sensible avec de l'alcool. Bordel ça devait faire un mal de chien... Ne pensant plus, concentré sur sa tâche et par soucis de bien faire, il attrapait un bandage, appuyant sur la zone délicatement, l'ajustant comme une compresse avant de rajouter une bande par dessus pour maintenir le tout. Il enlevait le t-shirt de la jeune femme , le jetant au loin avant de lui remettre un des siens, n'osant pas vraiment la regarder à semi nue. Cette gêne apparente, puis il se posait au coin du lit , s'attrapant la tête dans les mains ,essoufflé.

Ses pensées s'embrumaient alors qu'il s'imaginait ce qui aurait du se passer s'il n'avait pas été là. Et si son envie futile de se balader en pleine nuit pour prendre un bon bol d'air frais lui avait pas pris ? Et si il avait pris un autre chemin ? Et si il ne l'avait pas entendu hurler? Les si s'accumulaient et la peur devenait omniprésente. Pour une fois, il s'était trouvé au bon endroit au bon moment et il avait su réagir avec calme, se jouant du métamorphe pour le berner sans qu'il ne puisse le voir. Seulement ce dernier avait pu flairer sa trace jusqu'ici. Se voilant d'une lueur d'anxiété, Ali se relevait glissant une couette au dessus de Tamsin avant de repartir. Mais soudainement , celle ci commença à bouger, brisant la solitude du brun qui se retournait presque immédiatement. La lueur qui lisait dans son regard, alors qu'elle rencontrait le sien le cassait en mille morceaux. Il y lisait cette peur à l'état brut , cette même peur qu'i avait vu alors qu'elle fixait son agresseur tandis qui lui déchirait l'abdomen. Son coeur se serrait et sa gorge lui brûlait. La belle accourait malgré la douleur jusqu'à la porte d'entrée, bien évidemment fermée, prête à s'enfuir de cet enfer livide. En vain, elle abandonnait espoir et se laissait tomber contre celle ci, se recroquevillant sur elle même. Ali la fixait, attristé mais également inquiet, il ne pouvait pas la laisser dans un tel état. Il ne pouvait pas lui faire ça alors il prenait sur lui maladroitement. Il s'approchait doucement d'elle, gardant une certaine distance et agissant avec précaution, tendant simplement sa main vers elle.

"Hey , calmes toi. Tamsin c'est moi... Alistair. Je te promets que je ne te veux aucun mal, je sais que c'est dur à dire mais fais moi confiance juste pour cette fois et viens. Ecartes toi de cette porte. "

Le danger était encore trop bien présent pour qu'elle reste assise contre la porte, sachant que son agresseur avait pu les suivre jusqu'ici....

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MessageSujet: Re: Rescue me, Chin Boy | ft. Alistair   Mer 29 Oct - 23:33


   


   
Rescue me, Chin Boy
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L'incertitude me rongeais de l’intérieur, me hantait. Toutes ces questions qui me triturait l'esprit. Que faisais-je dans cette salle qui contrastait invariablement avec la pénombre qui régnait dans l'endroit dans lequel je me situais auparavant où les ténèbres semblait surplomber en maître. Bien que le blanc des murs pouvait se montrer rassurant en comparaison avec la noirceur à laquelle j'ai été habituée ces dernières heures. Mais non, ça ne l'était pas. Cette couleur blafarde mettait tout autant mal à l'aise. Aussitôt la raison de ma présence ici, se révéla d'elle-même alors que je voyais cet homme. Cet homme qui je pensais avait la même apparence qu'Alistair. Pas une seule seconde, je ne pouvais espérer qu'il s’agissait réellement d'Alistair. Pas après ce que je venais de vivre. Cet individu devant moi ne pouvait être que mon bourreau. Celui qui m'achèveras d'une façon bien particulière. J'avais eu le droit à la torture physique face aux griffes de ce loup-garou tortionnaire. Et désormais, c'était surement le supplice mental qui m'attendait. Cette jeune rousse que j'avais observé se tordre de douleur, l'enregistrement vidéo que j'avais visionné de mon regard horrifié. J'allais subir le même sort. Non, je ne voulais pas. Je n'aurais jamais la force d'endurer une telle attaque psychologique. La peur s'empara une nouvelle fois de moi, libérant de l'adrénaline. Cette hormone produite par les glandes surrénales et qui augmente le rythme cardiaque.  Me permettant ainsi de réussir à courir jusqu'à la sortie alors qu'à chaque effort fait, j'avais l'impression que mes jambes allaient se dérober sous moi. Mais finalement, j'arrivais devant cette porte. Je n'avais que couru que quelques petits mètres et pourtant j'avais l'impression d'en avoir fait le triple. Mes dernières forces gaspillées en vain alors que je m'apercevais que la porte était verrouillée. Mon unique espoir de sortir d'ici saine et sauve venait de s'effondrer en quelques secondes. Accablée, je me laissais glisser lassement, me recroquevillant comme si je pouvais échapper à cette dure réalité avec ce geste. Peu à peu, je sombrais dans un état de choc tandis que j'entendais ses pas se rapprocher, résonnant dans mon crâne plus intensément chaque secondes, tandis que le stress dont j'étais victime ne faisait qu'augmenter. M'enfermant dans une fausse réalité pour me préserver, me recroquevillant un peu plus, laissant tomber mon front brûlant contre mes genoux et me balançant légèrement sur moi même. Bien qu'en faisant cela, je m'infligeais une auto-torture à chaque fois que mes cuisses se pressaient contre mon abdomen, encore et encore. Je ne cessais de répéter la même chose :

- Réveille-toi... Réveille-toi... Réveille-toi...

Je préférais croire que tout ceci n'était qu'un cauchemar à l'intérieur d'un autre. Que je me réveillerais d'un instant à l'autre, que tout ceci sera alors un mauvais rêve auquel je me moquerais d'y avoir vraiment cru. Alors que j'essayais de me convaincre de tout cela, ses paroles s’immiscèrent dans mon cerveau, s'y frayant un chemin. Je voulais tellement le croire, lui faire confiance. Je ne demandais que ça, si la personne qui était devant moi était vraiment Alistair.

- Il a dit que tu étais... mort...

Que croire ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. Faisant par inadvertance un faux mouvement qui amplifia plus intensément ma douleur à l'abdomen, je grimaçais et posais par réflexe ma main sur mon ventre. A mon grand étonnement,  j'y sentais un bandage. Je ne comprenais plus rien. Se pourrait-il finalement que cet homme soit vraiment Alistair ? Relevant lentement ma tête vers lui, les larmes aux yeux, je me permettais à nouveau d'espérer.

- C'est vraiment toi ? Alistair... ?

Ça ne pouvait être que lui, n'est ce pas ? S'il vous plait... Pourquoi vouloir me soigner, sinon ? Mon regard embué, incertain, toujours posée sur lui à la recherche de quelques chose qui pourrait me prouver sa sincérité. Je n'y trouvais aucune once de malveillance, pas de regard qui cherche à déstabiliser, pas d'air narquois... Non, j'y trouvais de l'anxiété, il s'inquiétait pour moi... Alistair... C'était bien lui... J'abaissais mon regard vers sa main qu'il me tendait. Cette main tendu que je voulais prendre depuis le début mais mes incertitudes m'en m’empêchait. Le corps tremblant, je me décidais enfin a accepter son aide en attrapant sa main, me redressant difficilement sur mes jambes. Puis je me hissais un peu plus, pour me jeter son cou, me donnant l'impression que mon abdomen se déchirait à ce simple mouvement. Mais à vrai dire, je ne m'y préoccupais pour le moment préférant relâcher toute cette pression que je venais d'endurée. Je me mettais à pleurer, mes épaules tressautant sous le poids de mes sanglots alors que je m'accrochais à Alistair, me cramponnait à lui. Ces larmes que j'avais retenues depuis tout ce temps semblait désormais couler sans fin sur mon visage.

Cela faisait longtemps, que je ne m'étais pas montrée aussi faible devant quelqu'un. Préférant garder ce sourire constant que j'avais tant l'habitude de porter, même quand ça allait mal. C'était tellement plus facile de faire croire que tout allait pour le mieux derrière un caractère excentrique plutôt que de montrer réellement ce qu'on ressentait. Mais je n'étais pas non plus des plus malheureuses. Je vivais au jour le jour, comme si chacun était le dernier. Et j'avais bien fait vu ce qu'il venait de se passer. J'aurais très bien pu y laisser ma vie là-bas. Cela ne m'étais pas venue à l'idée que j'aurais pu m'en sortir et pourtant je n'étais pas du genre à baisser les bras facilement.
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MessageSujet: Re: Rescue me, Chin Boy | ft. Alistair   Jeu 30 Oct - 22:06


Rescue me, Chin boy.
(prévert) ▽ Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.  
" La terreur dans son regard était virulente, puissante alors que son visage perdait de son éclat habituel. Elle était possédée par cette peur, cette peur qui la tétanisait entièrement. Par sa faute, par l'événement encore omniprésent dans sa mémoire béante... Cet homme, cette bête assoiffée d'une vengeance malsaine qui avait lacéré sa peau , brisant son souffle régulier pour laisser cette anxiété, ces hauts le coeur la possédait. Ce sentiment d'insécurité mais également de danger. Ce non retour qui la poussait à perdre esprit à travers une lente agonie des pensées. Ali ne connaissait que trop bien ce ressenti, celui de croire en une fin prématurée . Ce moment où la gorge serrée, les yeux humidifiés et l'appréhension d'une souffrance délabrée se profile doucereusement dans une conscience alertée. Et c'est pour cela qu'il luttait, qu'il tentait de la maintenir avec lui , de la protéger de cette peur unanime, de cette paranoïa difficile. Simplement les faits étaient contre lui, leur dernière rencontre se résumant à une menace et une manipulation virulente, une simple envie de Noah de s'amuser de la petite brune du quartier. Il s'était amusé d'elle ,l'avait humilié à son propre lieu de travail, en se teintant derrière un joli sourire pour lui faire péter un câble. Et il avait réussi... A la blesser, à la bafouer, à la descendre. Rien qu'à cette pensée, le visage d'Ali virait au blanc, cette culpabilité le frappant de plein fouet. Il n'avait jamais voulu... Faire ça. Il n'avait voulu voir cette détresse dans son regard. Cette étincelle fébrile qui stipulait la peur qu'elle avait à son égard. Non jamais... Jamais il ne la blesserait. Mais il était trop tard, car la crainte avait pris une place importante dans l'esprit de la jeune femme qui sous la panique commençait à délirer, à s'échapper de cette réalité.

- Réveille-toi... Réveille-toi... Réveille-toi...

Alistair la regardait totalement impuissant, totalement vulnérable. Sa crainte le perforant de part en part alors que la vérité le frappait de plein fouet. Tamsin était perdue, totalement paralysée par sa peur et il était spectateur de ce cauchemar éveillé. Incapable de faire quoi que ce soit pour la sortir de sa stupre, à part de l'interpeler. D'essayer de la tirer vers le haut avec sa voix lui prouvait qu'elle n'était pas seule et qu'il ne lui voulait aucunement du mal. Elle se tordait, se recroquevillant, se tordant en deux, devant se mutiler à force de gesticuler. Et Ali perdait pied, s'approchant un peu plus d'elle. Elle avait déjà perdue beaucoup trop de sang, il ne pouvait permettre que sa blessure se réouvre entièrement. Elle basculait d'avant en arrière, possédait par ces peurs. Et malgré cette activité perturbante, sa voix se tirait de ce silence pesant.

- Il a dit que tu étais... mort...

Sa voix se fissurait, laissant sa fragilité ressortir. Elle ne le croyait pas, elle restait bloquée sur cette image passée. Celui de cet homme froid, provocateur et mesquin. Inconsciemment, elle glissait une lame dans la poitrine d'Ali qui ne tenait plus, qui ne pouvait plus rester immobile face à ce besoin d'aide évident. Elle luttait, elle se battait contre cette macabre démence, puis la vérité éclatait alors qu'elle déposait ces doigts contre son abdomen. Son bandage la perturbant... L'espoir d'Ali éclatait alors que ses yeux ne la perdaient pas du regard, qu'il sentait que les barrières qu'elle s'était imposée tomber une à une.

- C'est vraiment toi ? Alistair... ?

Un soupir venait se loger entre ses lèvres, alors qu'il la fixait toujours, imperméable. Juste la commissure de sa bouche se relevait quelque peu, les mots restaient néanmoins captifs de sa gorge alors qu'il avançait encore un peu , ne cherchant pas à l'effrayer. Tamsin était encore dans le doute, les larmes perlaient sur son visage de porcelaine, alors qu'elle cherchait à le décrypter les intentions d'Ali. Ces prunelles tentaient de le dévoiler puis cherchait un moyen de se raccrocher de lâcher prise. Elles tombèrent sur sa main comme une évidence. Et le brun s'inquiétait à chaque seconde à cause de ce danger prédominant. Puis elle craquait, attrapant sa main , se hissant à sa hauteur pour se libérer de tous ce poids. Dans un élan d'impulsivité, elle se jeta dans ses bras, laissant l'homme dans une surprise totale, puis il la maintenait contre lui blottissant sa tête contre son épaule. Tamsin pleurait, sa terreur se manifestant par ses légers soubresauts qui la possédaient. Elle était meurtrie, fragilisée par les aléas de la vie. Elle était à vif, le corps et l'esprit ravagé. Mais elle était prêt de lui, sa confiance étant stupéfiante après ce qu'il s'était passé. Ali glissait sa main dans ces cheveux , attirant son visage contre lui pour déposer un baiser sur sa tempe, avant de glisser tous bas, ne la lâchant pas du regard.


"Ca va aller... Ca va aller... "

Il répétait ça cherchant à la rassurer, ayant ce besoin de la protéger de toutes agressions extérieures.  Il attrapait doucereusement ces mains l'aidant à se relever avant de le faire asseoir sur le lit, voulant voir son bandage. Comme prévu ce dernier était imprégnée de ce liquide rougeâtre, cette dernière ayant trop bougé, il glissait ses doigts appuyant délicatement sur le tissu, en attrapant un autre sur le matelas pour le déposer sur celui ci. Ali était absolument nul dans ce domaine mais maladroitement, il essayait de bien faire, se voulant rassurant auprès de Tamy.

"Il ne t'arrivera rien tant que je suis là, ça va aller! Par contre il faut s'occuper de ça. Ca risque de faire un peu mal."

Il enleva l'amalgame de bandages, reprenant l'alcool pour désinfecter la plaie.

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MessageSujet: Re: Rescue me, Chin Boy | ft. Alistair   Lun 3 Nov - 1:11


   


   
Rescue me, Chin Boy
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Je me laissais complètement aller contre lui, ne retenant pas mes larmes. Cette étreinte réconfortante était tout ce dont j'avais besoin pour le moment après avoir été tenaillée par la peur. Cette peur qui s'immisçait en vous, vous paralysant. Enchaînée dans un endroit humide et froid pendant plusieurs heures, tout en étant torturée. Les idées noires avaient fini par s'emparer de tout mon être. Des tremblements m'avait gagnés en songeant que je ne reverrais peut-être plus jamais la lueur du jour. Persuadée que la torture ne s'achèverait qu'avec ma mort. Au vu des circonstances, je n'avais même pas espérée d'être sauvée avant qu'il ne soit trop tard. Et pourtant si... Les souvenirs de la douleur endurée me poussaient davantage à m'accrocher à Alistair comme à une bouée de sauvetage. Cette chaleur humaine se dégageant de son être alors qu'il me maintenait contre lui. Ce sentiment de ne plus être en danger rien que par sa présence et ce soulagement qu'il soit réellement en vie, qu'il soit toujours lui, pas comme me l'avait dit l'homme ayant son apparence. Je le regardais alors qu'il essayait de me rassurer, hochant légèrement la tête alors que je reniflais. Sans un mot et docilement, je le suivais jusqu'au lit, resserrant un peu plus sa main. M'installant sur le matelas, je le laissais regarder mon bandage. Je l'observais faire alors qu'il semblait concentré dans sa tâche, ses gestes se faisant doux, continuant à me rassurer qu'il ne laissera rien m'arriver en sa présence. Je m'accrochais à ses mots, voulant y croire de tout mon être. Mais les choses allaient commencer à se gâter alors qu'Alistair m'expliquait qu'il allait devoir s'occuper de ma blessure et que ça n'allait surement pas être une partie de plaisir.  J’acquiesçais de la tête comme pour lui donner mon accord. Je n'avais pas trop le choix de toute façon.

- Je suis en train de ruiner tout ton kit de premier soins...

Partit comme c'était, il allait surement plus rien n'avoir... N'osant pas regarder l'étendue des dégâts, je détournais la tête pour me concentrer sur autre chose, surtout avec le coton imbibé d'alcool qui se rapprochait dangereusement de moi. Immédiatement, mon regard se déposa sur un tissu rougeâtre au sol. Il ne me fallut pas très longtemps pour comprendre qu'il s'agissait à vrai dire de mon t-shirt enfin ce qu'il en restait et il était presque totalement imbibé de sang. De mon sang... Oh mon Dieu... Je tournais de l’œil, fermant les yeux quelques secondes. Une vague de douleur s'emparait de moi alors que je sentais la compresse entrer en contact avec la blessure. C'était comme si ma peau était en train de brûler vive. Un gémissement de douleur s'échappa de mes lèvres, instinctivement j'attrapais son poignet en même temps que je jetai un œil à mon abdomen. Mauvaise idée. Subitement des flashs atroces me revinrent en mémoire. Mon teint devint livide si il n'était pas déjà assez avant... Ma bouche s'ouvra et se referma aussitôt avec une sorte de grimace. Victime d'un malaise, je me rattrapais de ma main libre à l'épaule d'Alistair.

- Je crois que je ne me sens pas vraiment bien...

Les murs tanguaient, menaçant de s'effondrer, ma vue se brouillant alors que je commençais à me sentir fiévreuse. Je n'étais pas du genre à me rendre malade à la vue du sang ou d'une plaie profonde mais je pense que tout un florilèges de choses en était la cause. Et mon cerveau tirait la sonnette d'alarme comme pour me faire comprendre que je devais rester tranquille. Depuis que j'avais repris conscience, j'avais épuisée mes forces dès les premières secondes en bondissant et en courant, et sans compter du stress intense que je m'étais infligée. Mon corps ne disposait pas des ressources nécessaires pour endurer tout cela. J'avais perdue beaucoup de sang, trop de sang. Si j'avais perdue un peu plus, cela aurait sans doute devenu un non retour pour moi. Et en me rendant compte de cela, je réalisais enfin les faits.

- Tu m'as sauvée... Comment ?

Je relevais mon regard vers le sien combattant le tournis qui me possédait. Le besoin de réponse était omniprésent. Comment s'était-il prit pour me faire sortir de là ? Avait-il.. Tué le loup-garou ? Ou s'était-il débrouillé autrement ? Puis comment Alistair s'était retrouvé là-bas ? Ça m'étonnerait fortement que ça soit mon père qui l'ait envoyé pour venir me sauver. Bien que j'attendais une preuve d'affection, n'importe laquelle, depuis des années de sa part, je n'étais pas assez délirante pour croire que la venue d'Ali soit orchestré par mon père. Mais ce serait mentir à moi même de ne pas admettre qu'une petite partie de moi voulait croire cela, surement la fièvre qui parlait. Ces question me permettaient de me concentrer sur autre chose que mon mal-être et occuper aussi Alistair. Je ne voulais pas qu'il s'inquiète inutilement pour moi. Je ne voulais pas non plus qu'il pense que je n'étais qu'une pauvre petite chose faible, un boulet qu'il doit se coltiner. Je voulais qu'il n'ait que cette image de la fille que Had lui a présenté, cette fille pétillante débordante d’énergie et de bonne humeur. Cette fille que j'ai tant l'habitude d'être. Un grand contraste avec la fille qu'il avait désormais devant ses yeux. J'avais l'horreur impression d'être de retour en enfance, à cette période-là, je l'étais vraiment cette petite fille faible. Je ne cessais de tomber malade au grand désespoir de mon père qui se demandait bien qu'est ce qu'il avait bien pu faire au bon dieu pour mériter un boulet pareil. Que sa défunte femme avait fait un choix bien stupide en se sacrifiant, en accouchant de moi, même si les médecins les avaient prévenus qu'il y avait un risque très important qu'elle y laisserait sa vie en même temps.
img @tumblr / code diesel

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Have yourself a merry little Christmas, Let your heart be light. From now on, Our troubles will be out of sight. Through the years we all will be together. If the Fates allow Hang a shining star above the highest bough. ©️ .bizzle
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Rescue me, Chin Boy | ft. Alistair

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