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 Du rentre dedans. [Libre, pour 1 personne]

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MessageSujet: Du rentre dedans. [Libre, pour 1 personne]   Jeu 23 Oct - 9:44

Ce qu’il y avait de plus déplaisant dans la salle des professeurs, c’était cette immense machine grise, constamment lumineuse, qui semblait attirer à elle les membres du personnel comme des mouches.
Il suffisait que quelqu’un jette un regard sur elle, pour s’y précipiter, et dépenser inutilement ses sous dedans. Le lycée devait se faire les poches avec toute cette masse de pièces accumulées au fur et à mesure dans cette grosse boîte qui ne servait qu’à une seule chose : Soi-disant, maintenir les professeurs éveillés en leur servant des cafés.
Du café. Quand on porte le nom de Coffee, on s’attend à adorer le goût de ce machin marron noir à l’odeur si forte qu’elle vous coupe l’appétit.
Mais Coffee haïssait le café, et autant dire, que cela n’aidait pas à éviter les railleries des gens qui l’apprenaient.
Alors, bien évidemment, il faisait de son mieux pour éviter le plus souvent de croiser le regard de cette machine qui tentait, en vain, de l’amadouer. Lui proposant, des cappucinos, des cafés avec du sucre, du lait au cas où. Tout ça pour la modique somme de quelques centimes, qu’il n’avait de toute manière jamais sur lui.
Pas que c’était la guerre entre lui et la machine à café, ça aurait été bien puéril. Mais Coffee, devait bien l’admettre, non seulement il n’aimait pas le café, mais il aimait encore moins la machine qui le servait.
Parce qu’à chaque fois que quelqu’un y allait, il croisait quelqu’un d’autre, et se sentait obligé de se taper la discussion avec. Et autant dire que Coffee et les discussions, ça faisait vraiment pas bon ménage.

Satisfait donc, de ne pas avoir à aimer cette immonde chose noirâtre, le professeur savait ainsi qu’il n’aurait certainement pas à croiser un quelconque collègue voulant converser avec lui, vu qu’il faisait tout pour fuir la machine.
Mais ce jour là, il n’y pensait pas, plutôt accaparé par les terribles devoirs que ses élèves avaient pu lui rendre. Tous des incapables, ne pouvant pas user correctement de la superbe langue de Shakespeare, ce qui était désespérant. Alors certes, il y avait quelques exceptions, mais c’était piteux tant ils étaient peu.
Après, il était vrai, que Coffee était un professeur parfois sévère dans sa notation, et qui souvent, il devait se reprendre et se sacrifier pour rajouter quelques points en plus. Noter un devoir de littérature était quelque chose de flou, de compliqué, car les barèmes n’étaient jamais bien précis. Et Coffee avait tendance à être trop subjectif.

La tête donc remplie de pensées noires comme sa cravate, il eut un sursaut, quand il percuta un professeur tenant en ses mains un verre de café noir. Autant dire, que cela produisit une tâche magnifique sur sa chemise blanche.
L’être en face de lui, eut beau maugréer toutes les excuses du monde, il ne pu que se recevoir un regard noir de la part du professeur acerbe, qui passa son chemin de colère et sortit de la pièce pour vite se diriger vers les toilettes pour nettoyer tout cela.

Bon sang, les gens d’aujourd’hui ne savaient vraiment pas faire attention quand ils allaient quelque part…….D’accord, c’était aussi de la faute de Coffee, mais même. Il s’observa dans les longs miroirs des toilettes pour homme, et constata que la tâche était entrain de sécher.
Un soupir agacé vint à sortir de sa bouche, et il se mit en tâche d’effacer…Et bien justement, cette tâche.

Et autant dire que c’était difficile.
Alors qu’il frottait le plus fort possible, sous le robinet, grinçant des dents parce que maintenant sa superbe chemise était mouillée, une voix vint à lui susurrer à l’oreille : « Franchement, de mon temps, je faisais bien plus attention à ma tenue… Comment ai-je pu me réincarner en une personne aussi peu soigneuse ? »
Ah non. Ce n’était pas le moment. Coffee secoua brutalement la tête, et entrepris, non seulement d’effacer sa tâche mais de se calmer. Il avait un cours à donner dans une heure, et n’avait pas besoin que ses hallucinations mettent leur grain de sel au lycée. De plus, si quelqu’un se trouvait dans les toilettes pour garçons et le découvrait entrain de délirer tout seul, ça n’allait pas le faire.
Par chance, la voix fini par se taire, et Coffee, constatant qu’il ne restait que lui, et sa chemise tâchée et mouillée, préféra sortir, et abandonner.
Si un seul élève osait faire une seule remarque sur sa chemise, Coffee s'arrangerait pour qu'il regrette d'avoir osé ouvrir la bouche sur ça.
Mais alors qu’il sortait des toilettes, agacé, de mauvais poil, et sur ses gardes – prêt à tout pour arrêter la moindre voix qui oserait survenir -, il culbuta quelqu’un.

« Encore ?! »

Ne pu-t-il s’empêcher de sortir, sans même faire attention à la personne qu’il avait bien pu frapper. Il daigna tout de même poser ne serait-ce qu’un regard sur la personne qu’il s’était pris, et dans sa voix sonnait un ton froid et clairement de mauvaise humeur :

« Vous avez quoi aujourd’hui, à me taper dedans ?! »

Bien que conscient que l’autre personne ne pourrait certainement pas comprendre où il voulait en venir, Coffee s’en moquait.
Une voix dans sa tête, recommençait lentement à chuchoter « …C’est un complot….. » et bien que cette voix ne fasses pas partie de ses hallucinations, il l’écrasa bien vite mentalement, se demandant si par hasard il n’avait pas oublié de prendre son traitement aujourd’hui.



[Désolé pour ce début qui permet pas grand-chose °0°]
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MessageSujet: Re: Du rentre dedans. [Libre, pour 1 personne]   Dim 26 Oct - 19:35

Abbygail  longeait les couloirs, ses doigts fins frôlant les murs. Elle n'avait pas assez de ses grands yeux pour voir tout ce qu'elle désirait, même le recoin le plus poussiéreux avait droit à son regard. Curieuse, elle aime connaître les secrets, et elle est persuadée que chaque endroit recèle un million d'histoires.
Abby était arrivée une heure avant le début des cours, pour qu'elle puisse se familiariser avec son nouvel établissement scolaire. Le deuxième lycée qu'elle se doit de fréquenter. Le premier était très différent, en particulier parce qu'il se trouve au Brésil. Ses parents étant Américains, Abby n'avait pas trop de mal avec le changement de langue. Ayant du mal à s'adapter à un environnement trop différent, la jeune blonde avait prévu le coup, et c'est la raison de sa venue aussi tôt. Elle regardait chaque fenêtre de classe, tentant de deviner leurs matières. Heureusement, à cette heure, peu d'étudiants étaient présents, elle pouvait donc se déplacer à loisir - et lentement - à sa guise. Elle marche toujours comme si elle flottait, souvent en levant à peine les pieds. Abby a l'habitude des gens qui lui rentrent dedans par manque de civilité. Tout simplement parce que ça ne leur gêne pas de faire tomber cette hurluberlu aux cheveux filasses et pâles. Qu'à cela ne tienne, elle se relève toujours, sans leur jeter le moindre regard. Abby ne donne pas l'impression d'être très présente, tant physiquement que mentalement. Malgré son air un peu perdue, elle ne se drogue pas, n'a jamais essayé.
Abby sourit toute seule en essayant de deviner combien de fois elle allait se perdre aujourd'hui. Surement 3 fois rien qu'en matinée. 7 fois en tout, donc. Pas si mal. Sens de l'orientation inexistant. Mais c'est comme ça qu'on connait l'aventure.

-Aïe!

La jeune fille s'en trop savoir comment, probablement perdue dans ses pensées insondables et regardant en l'air - avait foncé dans quelque chose.

-Oh, excusez-moi monsieur.

Oh, dans quelqu'un en fait. Abby ne vouvoie que les gens plus âgés. La formalité l'exaspère. Mais elle sait quand même faire preuve de politesse, alors un inconnu, habillé chic dans un nouvel endroit... mieux vaut ne pas faire de vagues.
Regardant davantage autour d'elle, elle constata qu'elle venait de lui rentrer dedans à la sortie des toilettes pour hommes. Ouf, elle aurait très bien peu y rentrer sans faire exprès.

« Vous avez quoi aujourd’hui, à me taper dedans ?! »

-Désolée, mais c'est la première fois que ça arrive, malheureusement je ne peux jurer que c'est la dernière. Si vous parlez que vous vous êtes fait rentrer dedans auparavant, je ne suis pas responsable, et donc votre mauvaise humeur à mon endroit n'est pas justifier. Dans tous les cas, vous parlez vraiment pour ne rien dire, et ça me plaît. Je suis Abby!

Ladite Abby parlait avec un débit qui était de plus en plus rapide. La jeune étourdie dit toujours tout ce qu'elle pense. Ce qui en exaspère plusieurs, mais elle ne change pas, il n'est pas sûr qu'elle se rende compte de l'effet qu'elle produit sur les gens. C'est surtout pour ça que les gens la bouscule. Abby n'a pas du tout remarqué la tâche, c'est tout juste si elle a vu le vêtement mouillé. Excentrique dans son style vestimentaire, ce n'est pas un détail qui va la faire tiquer.
Abby parle rarement, elle observe, mais quand elle ouvre la bouche, ce qui va en sortir ne fait jamais l'unanimité. Ce qui est surprenant, c'est qu'elle sait exactement le genre d'impact qu'elle veut donner à ses mots. Elle est plus consciente que les gens ne le croient. Mais ils la pardonnent, en croyant qu'elle est stupide. Ses notes disent pourtant le contraire. Elle est étonnamment douée à l'école. Ça fait deux semaines qu'elle n'a pas eu cours à cause du déménagement et ça commençait à lui manquer.

-Excusez-moi vous avez l'heure?

Abby n'a pas de montre. Elle considère cela comme une menotte pour devenir esclave du temps.

-Les cours commencent surement bientôt.

Aucune notion du temps. Jamais.
Laissant tomber son sac sur le sol, elle entrepris de fouiller à l'intérieur, sans trop se soucier de son interlocuteur.

-Voilà!

Elle en sortit un agenda qui commencent déjà à montrer de la fatigue.

-Je commence en... littérature! Vous pouvez m'indiquer le chemin s'il-vous-plaît?

Abby pose souvent ses questions, sans même attendre la réponse, comme si elle avait trop de pensées dans sa tête et qu'elle avait peur d'en oublier.

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MessageSujet: Re: Du rentre dedans. [Libre, pour 1 personne]   Dim 26 Oct - 22:20

A vrai dire, Coffee ne s’attendait pas à ce qu’on lui réponde. Il pensait juste que la personne qu’il venait de percuter, s’en irait vite, et qu’il pourrait alors ainsi continuer le cours de ses réflexion.
Qu’il pourrait faire taire les deux voix qui causaient dans sa tête – l’une pour la paranoïa, l’autre pour les hallucinations -, mais cette personne qu’il venait de se prendre, n’était pas n’importe qui.
Alors qu’elle entamait un long monologue sur le fait qu’elle n’était pas responsable pour la fois où il s’était pris du café, Coffee pris le temps de la détailler de la tête au pied. Une blonde. Voilà, description finie. Il ne se basait sur aucun préjugé pour n'énoncer que cela - pour le moment -, et il se contentait de remarquer sa couleur de cheveux, puisque le reste n’avait guère d’importance. Il ne la reverrait sûrement jamais. Et même si elle allait à ses cours, il s’en contrefichait.
Elle fini par terminer son étrange et stupide monologue, qui consterna le professeur, en se présentant. Non pardon, en présentant son diminutif.
Cette fille venait-elle tout droit d’un hôpital psychiatrique ? A moins qu’elle ne soit une de ses nombreuses hallucinations ? Peut-être que son cerveau pensait qu’un jour, Coffee avait été une femme blonde, un peu cruche et bizarre, qui se présentait en énonçant même pas son prénom correctement.
Il espéra que ce ne fut pas le cas. Le professeur arbora un air exaspéré, par une telle calamité. Lui, il voulait juste qu’on lui foute la paix. Déjà qu’il était en rogne pour la tâche que l’autre imbécile avait causé. Tout ça parce qu’il avait oublié de regarder là où il allait.

D’ailleurs…Cette blonde – si elle existait vraiment – lui demanda s’il avait l’heure, comme ça, sans prendre le temps de faire une transition entre ce qu’elle venait dire, et les phrases d’avant. Elle n’avait même pas l’air de vouloir savoir son nom, elle avait juste l’air d’être une implacable égocentrique qui n’écoutait qu’elle-même, et tant pis si les gens ne suivaient pas la conversation.
En gros : Coffee détestait cette personne. Qu’elle soit réelle, ou non. Mais il penchait pour qu’elle soit réelle. Parce que chacune de ses hallucinations, savaient qu’elles étaient une de ses vies antérieures soi-disant, et ne pouvaient s’empêcher de faire une remarque sur Coffee. Et ce, que l’apparition provoqué par le cerveau, soit une femme, ou soit blond.
Et puis oui, il avait l’heure. Dans son portable coincé dans sa poche, qu’il gardait toujours sur lui, mais qu’il n’utilisait jamais – Coffee n’était pas le genre de personne à avoir des amis, ou a envoyer des sms à longueur de journée -.
Mais de nos jours, tous les adolescents avaient un portable, donc cette « Abby » aussi, alors elle n'avait pas à demander l’heure, puisqu'elle l'avait. De toute façon, cette demoiselle retourna immédiatement au cours de ses pensées, et le professeur l’observa, d’un air narquois fouiller dans son sac. Mon dieu, mais avec quel énergumène il s’était retrouvé ? Une vraie blonde. Une idiote. En tout cas, l’heure n’étais point à la moquerie ni à la désolation, mais plutôt à la fuite : plus vite il serait débarrassé de ce cas, mieux il se porterait.
Seulement, alors qu’il faisait demi-tour pour laisser seule cette jeune fille, elle lui adressa de nouveau la parole. Il aurait dû s’y attendre.
Et finalement, il aurait pu continuer son chemin, sans faire attention à ce qu’elle venait de dire, la laissant seule, perdue dans un couloir, devant les toilettes pour garçon – d’ailleurs, qu’est ce qu’elle foutait là ? Encore une excentricité sûrement -.
Mais il préféra se retourner avec sourire carnassier.

Ah bon. Cette demoiselle se devait d’aller en cours de littérature, vraiment ? Mais quel merveilleux hasard, il se trouvait justement qu’il était lui-même le professeur qui s’occupait de ce cours… Cette fabuleuse Abby, clairement blonde de cheveux et mentalement, cherchait donc à aller en cours, puisqu’elle était studieuse. Mais elle ne savait point où elle devait aller apparemment. Oh…Quel dommage.
Il ne l’avait jamais vu en cours, c’est donc qu’elle était nouvelle. Ainsi, elle ne connaissait rien au lycée. De plus, elle avait l’air d’être une véritable tête de linotte.

- Le cours de littérature, hum ? Oh, mais oui, je peux t’indiquer où il se trouve, si tu veux.

Deux choix s’offraient à lui : Soit il la perdait dans les dédales du lycée, en lui indiquant un mauvais chemin. Cela lui permettrait de l’avoir en retenue, de se moquer d’elle, de lui faire mal démarrer son année ici, et enfin, de pouvoir se moquer dès qu’il la reverrait.
En gros, un vrai plan de sadique.
Ou bien. Il l’emmenait directement dans la salle où il devait donner son cours, et sur le chemin, ferait en sorte de lui soutirer des informations ridicules. Qui sait, elle pourrait déblatérer tout un tas de vérités honteuses, juste parce qu’elle pense que la personne face à elle n’est certainement pas un professeur, ou tout du moins, pas un prof qu’elle aurait en cours. Seulement, elle semblait être le genre de personne à ne pas écouter ce qu’on lui dit, à parler de tout et n’importe quoi, trop vite. Donc, peut-être que ça serait difficile d'obtenir des infos croustillantes.
Hum…. La première solution s’avérait donc être la plus intéressante.
Mais si elle venait à se plaindre, à une quelconque entité supérieure à lui au niveau du personnel, Coffee risquait d’en subir les conséquences. Et cela serait alors fort déplaisant. Et puis, qui lui disait que cette Abby, en plus d’être complètement insouciante vis-à-vis des gens qui l’entoure, elle n’avait pas un don inné pour la littérature ? Certes, cela le frustrerait d’avoir affaire à une élève à l’air stupide, qui s’avérait être douée. Cela ne serait pas la première fois, vu qu’il existait d’autres énergumènes de cette espèce dans ce lycée - à son grand désarroi - ….Mais cela arrangerait Coffee au fond : il en avait assez de ces élèves médiocres, qui parvenaient tout juste à le satisfaire pour avoir la moyenne.
Très bien. Il la testerait donc sur le chemin, et s’il s’avérait qu’elle était nulle, il verrait. Il pourrait toujours se moquer d’elle en cours.

- Suis moi.

Un air presque aimable sur le visage, feint de la pire façon qui soit, il commença à accompagner cette demoiselle jusqu’à son cours.

- Dis moi plutôt, tu aimes la littérature ?

Voilà, poser la bonne question, ne pas être trop surpris en apprenant que cette greluche n’était rien d’autre qu’une infâme petite adolescente trop stupide pour s’intéresser à cela, et puis, rire d’elle.
Au moins serait-il satisfait, après avoir été percuté par cet hurluberlu ambulant.
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MessageSujet: Re: Du rentre dedans. [Libre, pour 1 personne]   Ven 31 Oct - 7:36

- Le cours de littérature, hum ? Oh, mais oui, je peux t’indiquer où il se trouve, si tu veux.

-Ha, merci! Ce serait très aimable.

Abby commença à le suivre, en accélérant un peu pour être à sa hauteur, elle qui marchait habituellement très lentement. En fait, elle avait l'air de faire une petite danse pour éviter les gens qui ne se gênaient pas pour continuer leur chemin, peu importe que la jeune fille soit là ou pas. Le chemin s'avérait donc être complexe, mais distrayant.

Abby ne remarqua même pas le visage théâtral de l'homme. Si elle aurait pris le temps de lever la tête pour l'observer, elle se serait rendu compte de la mascarade faciale, pourtant elle n'aurait fait aucun commentaire, elle n'aurait même pas été vexée ou offusquée. Elle aurait compatis. Certaines personnes cachent leurs souffrances en souriant et certains sont doués, d'autres pas. Abby ne l'aurait pas pris personnel, en fait son interprétation est rarement juste à cause de sa naïveté. Malgré tout, elle sentait qu'il ne l'appréciait pas, même si elle ignorait qu'est-ce qu'elle avait pu faire de mal en même pas dix minutes. Mais bon, elle continua de sourire. Elle se disait qu'elle allait se taire, que cet homme devait préférer le silence, pour des raisons que lui seul connaît. Heureusement, Abby est à l'aise ainsi aussi.

 Dis moi plutôt, tu aimes la littérature ?

Voilà une question qui l'emballait!

-Oh oui, j'adore! Je lis presque toujours, vous savez. Je me fais un point d'honneur à connaître les classiques. J'aime bien découvrir de nouveau auteurs, surtout s'ils viennent de pays étranger.

Puis, elle lui fit un grand sourire, comme une gamine émerveillée. Ça l'excite toujours de parler de nouveaux ouvrages, des styles d'écriture, et surtout des vieilles œuvres qui ont changées la perception du monde.

-Et vous?

Surement oui. Elle n'imaginait pas que quelqu'un puisse ne pas apprécier ce loisir, si bon pour l'âme. Mais elle retint ce commentaire, intéressée par la réponse. Après tout, à qui parlait-elle?

-Euh, excusez-moi, je suis un peu impolie, vous êtes?

Tellement étourdie, elle en manque souvent l'essentiel. Mais elle se dit que les gens ne doivent pas se vexer pour si peu. Elle, ça ne la dérangerait pas vraiment. Abby a tendance à généraliser les gens. ''Si elle n'est pas méchante, alors personne n'est méchant''. Elle croit que tout le monde est comme elle. Son monde est merveilleux. Dans sa tête.

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MessageSujet: Re: Du rentre dedans. [Libre, pour 1 personne]   Ven 31 Oct - 22:24

L’enfant est naïve. Vraiment. Coffee est ravi d’être tombé sur une idiote. C’est limite s’il ne baisse pas sa garde. S’il n’offre pas pleins d’ouvertures. Mais ce n’est qu’une illusion : Même face à des idiots, des attardés mentaux, des enfants, le professeur garde ses défenses bien fermement posées.
Vous n’avez jamais remarqué à quel point ce sont ceux que vous pensez idiots, qui sortent les meilleures répliques, celles qui vous font tomber du ring, dans une joute verbale ?

En attendant, il a posé la question fatale, celle à laquelle il faudra que cette Abby réponde bien. Sinon il pourrait bien la perdre pour de bon dans ces longs et sinueux couloirs. Coffee se fait attentif.
Apparemment elle aime la littérature. Les classiques. Les gens qui viennent d’autres pays. Les classiques hein. Donc Shakespeare, Hemingway, Melville, Wilde, tout ça, elle doit connaître. Normalement. Enfin connaître c'est bien. Mais lire, c'est autre chose.
Coffee se renfrogne. Son enthousiasme l’énerve, et en même temps lui fait plaisir. Il a donc quelqu’un qui pourrait être potentiellement intéressée par ses cours. Et qui lui donnerait alors des contrôles suffisamment bien pour qu’il puisse arrêter de râler dessus.

Mais le Coffee est une bête très méchante, très sadique, surtout quand il se retrouve avec une tâche sur sa chemise. Peut-être peut-il encore la piéger…Mais voilà que la damoiselle Abby retourne sa question, et se rappelle même de lui demander qui il est. Il se doit de répondre, mais il peut aussi bien répondre n’importe quoi et la perdre, quand même. Il y tiens, à son mauvais plan.
Mauvais perdant lui souffle une voix qui n’a rien a voir avec sa maladie. C’est sa propre conscience qui lui parle. Tout le monde possède un moi intérieur. Même les schizophrènes les plus malades.
Coffee fronce les sourcils. C’est vrai, c’est un mauvais perdant, il pourrait être heureux maintenant, de se savoir en présence d’une jeune fille qui lit. Mais c’est trop facile. Tout le monde lit des classiques. Tout le monde a déjà lu un Shakespeare dans sa vie. Tout le monde connaît Moby Dick. Dorian Gray. Alice, Oliver Twist.

Le professeur se voit tout de même obligé de perdre la partie pour l’instant. Seulement, cela ne veut pas dire qu’il ne se vengera pas, qu’il ne fera pas en sorte de la piéger un jour. Aujourd’hui peut-être, même demain si ça se trouve. Coffee reprend son sourire carnassier. Rien que de s’imaginer entrain d’humilier la jeune blonde devant tous ses camarades, lui donne des frissons de plaisir.
Certains sont heureux à l’idée de se payer des frites, d’autre à l’idée de torturer leurs élèves. Chacun son truc.

- Je vois…..Moi ? Je suis Coffee Loriquet. Je suis ton professeur de littérature. Je te laisse deviner, si j’aime cette matière ou non.

Il l’adorait. Tout autant que les sciences – il comptait même la sociologie ou la philosophie dans ce domaine des sciences -, les mathématiques, et toute matière où il y a matière à réfléchir.
Coffee était un homme qui aimait se torturer le cerveau, celui étant déjà bien déglingué, c’était un peu étrange, mais c’était comme ça.
Le plus bizarre dans tout ça, restait tout de même le fait qu’il adorait les choses étranges. Et dégoûtantes. Et défiant les choses de la normalité.
Les trucs les plus glauques. Gores. Cela l’amusait aussi. Beaucoup. D'ailleurs, les classiques anglais avaient certains livres qui étaient particulièrement ancrés là dessus. Même si certains diront que Frankenstein, Jekyll & Hyde ainsi que Dracula font kitchs, ils restent les ancêtres des monstres. Les Classiques de l'Horreur. Poe aussi. Surtout Poe.

- Tu aimes les classiques alors…

Mentalement, sur un plateau d’échec invisible, Coffee avança un pion, prudemment. Préparant toute la stratégie derrière, et les coups qui pourraient s’ensuivre.

- Lesquels ?

Si elle lui citait des niaiseries comme Jane Austen ou les sœurs Brontë, Coffee saurait qu’elle n’est qu’une adolescente fleur bleue. Il pourrait donc se moquer.
Mais il restait méfiant. Tout était possible.
En plus, à tous les coups, elle était capable de s’extasier sur le hasard qui faisait bien les choses, du fait qu’elle avait trouvé son prof de littérature par hasard…. Rien que cette pensée énerva le jeune professeur. Il attendit, tout en continuant le chemin. Ils n’étaient plus très loin.

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